Brexit-Sapin en appelle à la loyauté de Londres dans les discussions

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    PARIS, 14 octobre (Reuters) - La Grande-Bretagne ne doit pas 
profiter de la période intermédiaire avant sa sortie de l'Union 
européenne pour tenter d'avoir une position plus avantageuse 
après le "Brexit", a déclaré vendredi le ministre français de 
l'Economie et des Finances Michel Sapin.  
    Michel Sapin, qui s'exprimait à Paris en ouverture d'une   
conférence organisée par la Fédération française de l'assurance 
(FFA) a également souhaité que les négociations de la procédure 
de divorce entre Londres et l'Union européenne n'entravent pas 
la progression de cette dernière.  
    "Nous comptons sur la bonne coopération de la 
Grande-Bretagne, dans le cadre de la coopération loyale 
explicitement prévue dans les traités", a déclaré le ministre 
français.  
    "Nous ne pourrons pas accepter que le Royaume-Uni impose ses 
préférences sur des textes qu'il n'appliquera pas et qui lui 
donneraient potentiellement une position privilégiée une fois 
sortie de l'Union", a-t-il ajouté.  
    Michel Sapin a également souligné que même si le Royaume-Uni 
choisissait de ne pas se plier au respect des libertés de 
circulation des personnes, des capitaux, des biens et des 
services et donc de ne pas avoir un accès entier au marché 
intérieur, "il faudra vérifier que les règles applicables aux 
biens et services britanniques sont les mêmes que celles 
applicables aux biens et services européens." 
    Cette condition sera par définition remplie au début "mais 
cela devra continuer à être le cas dans la durée pour assurer 
une concurrence équitable et la maîtrise des risques par l'Union 
Européenne", a-t-il dit.  
    Relayant la position exprimée par de nombreux responsables 
européens depuis le référendum britannique du 23 juin, le 
ministre a plaidé pour une négociation "ordonnée et globale". 
    "Je mets en garde les uns et les autres, en particulier nos 
amis britanniques contre la tentation du 'saucissonnage' secteur 
par secteur (...) ou pays par pays", a-t-il souligné en 
prévenant que "l'Union européenne ne peut pas être bloquée 
pendant les mois ou les années que dureront la négociation." 
    Londres compte invoquer avant la fin mars l'article 50 du 
Traité européen, qui ouvrira officiellement une période de 
négociations de deux ans avec Bruxelles.       
 
 (Myriam Rivet, édité par Yann Le Guernigou) 
 
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  • coco123 il y a un mois

    les anglais feront du commerce avec le reste du monde et avec une monnaie faible seront les mieux placés ....les tankers au chomage se mettront a leurs pieds ...et nous a les regarder .