Brexit-Sapin discute avec des banques sur d'éventuels transferts

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    PARIS, 18 novembre (Reuters) - Le ministre français de 
l'Economie et des Finances, Michel Sapin, a déclaré vendredi à 
Reuters qu'il discutait avec des établissements financiers 
étrangers qui étudient l'opportunité de transférer des activités 
en France en prévision de la sortie programmée de la 
Grande-Bretagne de l'Union européenne. 
    Interrogé en marge d'un conseil stratégique de 
l'attractivité, à l'Elysée, il a répondu : "Oui, je ne donnerai 
pas de nom." 
    "Certains ont souhaité me voir pour qu'on passe une heure 
ensemble pour regarder ces questions, en particulier dans le 
domaine financier puisque c'est le domaine où, compte tenu de 
cet enjeu de régulation et de réglementation (...), les enjeux 
sont les plus importants", a-t-il ajouté. 
    "Donc oui, oui, ils s'interrogent tous. Au fond, pour 
résumer, ils ne se disent plus : 'est-ce que le Brexit va avoir 
des conséquences' ? Ils disent : 'le Brexit va avoir des 
conséquences, maintenant il faut les mesurer et pouvoir prendre 
les bonnes décisions'", a poursuivi Michel Sapin. 
    Prié de dire s'il était donc possible d'envisager la 
création ou le transfert d'emplois du secteur financier en 
France, il a répondu : "c'est les entreprises qui décident. Il 
faut qu'elles puissent se créer des stratégies, en particulier 
pour savoir quels sont les types d'activités qu'il conviendrait 
éventuellement de transférer, et de transférer à Paris." 
    "Les entreprises partent d'une incertitude, c'est toujours 
le mot qui revient, mais malgré tout elles commencent à 
progresser, elles commencent à définir des stratégies", a-t-il  
poursuivi. 
    Michel Sapin a écarté la possibilité d'annoncer de nouvelles 
mesures d'incitation à très court terme mais souligné que 
plusieurs mesures annoncées récemment étaient en cours de mise 
en oeuvre. 
    "A un moment donné, les annonces, c'est bien, mais les mises 
en oeuvre, c'est encore mieux", a-t-il dit, citant notamment 
l'extension des facilités fiscales pour les impatriés et la 
diminution progressive du taux de l'impôt sur les sociétés de 
33% à 28%.   
 
 (Jean-Baptiste Vey, édité par Myriam Rivet) 
 
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  • C177571 il y a 12 mois

    Quand on pense que la finance était l'ennemi numéro un!!