Brexit : «Pas de catastrophe économique»

le , mis à jour à 08:33
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Brexit : «Pas de catastrophe économique»
Brexit : «Pas de catastrophe économique»

Le Belge Georges Ugeux a dirigé de 1996 à 2003 la division internationale de la Bourse de New York.

Le Brexit, qui y gagne ?

GEORGES UGEUX. Personne ! Ni David Cameron, qui pensait évidemment en sortir vainqueur, ni la Grande-Bretagne, qui opère un désarrimage avec l'Europe contre l'avis de 48 % de sa population. Ni les Européens. Nous sommes tous perdants. Ceux qui tentaient de convaincre la Grande-Bretagne de rester dans l'Europe avec des arguments économiques ont eu tout faux : le problème est politique et social. Beaucoup de gens, en Angleterre, en Europe et même au-delà, se sentent totalement abandonnés. La percée de Donald Trump aux Etats-Unis, c'est eux. Le Brexit aussi. Ce sentiment de faire partie des laissés-pour-compte se répand, il faut le prendre très au sérieux.

De quels abandonnés parlez-vous ?

Les chômeurs, les retraités, impactés par la baisse des taux d'intérêt voulue par la Banque centrale européenne (BCE), et qui affecte leur épargne. Les indépendants, les commerçants sont aussi impactés. La nouveauté, c'est que ce phénomène de déclassement ne touche plus seulement les ouvriers, mais toutes les classes moyennes. Cette population est devenue majoritaire.

 

VIDEO. Brexit : Londres sous le choc

Aurions-nous pu éviter cela ?

Nous aurions en tout cas dû nous comporter différemment avec les Anglais. Emmanuel Macron, et même le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, n'ont cessé de les culpabiliser, de manier le bâton, de dire que même s'ils restaient dans l'Europe nous ne changerions rien ! On ne pouvait imaginer meilleur sabordage. N'oublions pas que ce sont les Anglais qui nous ont sauvés pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce peuple résiste, le juger ne sert à rien. Il fallait au contraire lancer une formidable opération de soutien, plutôt que prédire une catastrophe économique, ce qui est faux.

Les Bourses, vendredi, étaient quand même en ...

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