Brexit-Pas d'urgence à invoquer l'art. 50, dit le camp du "Leave"

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    LONDRES, 24 juin (Reuters) - Il n'y a aucune urgence à 
invoquer l'article 50 du Traité de Lisbonne pour activer le 
processus de sortie de l'Union européenne après le vote des 
Britanniques en faveur du Brexit et il est souhaitable que David 
Cameron reste au pouvoir pendant la période de transition, ont 
déclaré vendredi plusieurs chefs de file conservateurs du camp 
du "Leave". 
    "Il n'y a pas besoin d'activer l'article 50 tout de suite, 
la Grande-Bretagne est encore membre de l'UE et le restera 
encore pendant plusieurs mois, voire plusieurs années", a 
déclaré à Reuters Matthew Elliott, un des responsables de la 
campagne pro-Brexit. 
    Matthew Elliott a par ailleurs estimé qu'il revenait au 
Premier ministre David Cameron de mener à bien le processus de 
sortie du Bloc des 28. 
    "Il appartient désormais à Cameron de traduire en actes la 
volonté exprimée par les Britanniques. Le Premier ministre 
devrait entamer des discussions informelles avec les autres 
gouvernements (de l'UE)", a-t-il dit. 
    "Cameron est parfaitement placé pour mettre en oeuvre cette 
décision du peuple britannique. Une grande majorité de députés 
conservateurs souhaitent qu'il reste en fonction", a ajouté 
Matthew Elliott. 
    D'autres responsables conservateurs pro-Brexit se sont 
exprimés dans le même sens après l'annonce de la victoire du 
camp du Leave, répondant indirectement à Nigel Farage, le chef 
du partie anti-européen Ukip, qui réclame à grands cris la 
démission immédiate du chef du gouvernement. 
    "A l'instant présent, nous avons besoin de stabilité (...) 
Il nous faut rassurer l'Ecosse et l'Irlande du Nord (qui ont 
voté en faveur du maintien dans l'UE, NDLR) et nous devons gérer 
les conséquences économiques", a déclaré à Reuters le député 
conservateur Andrew Bridgen. 
    L'ancien secrétaire à la Défense Liam Fox, également 
partisan du Brexit, a estimé de son côté que le Royaume-Uni 
devait s'accorder une "période de réflexion" avant d'invoquer 
l'article 50 du Traité de Lisbonne, qui permet à un membre de 
l'UE de quitter le bloc. 
 
 (Rédaction de Londres; Tangi Salaün pour le service français) 
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