Brexit-Paris veut faire simple pour attirer les entreprises

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    * Paris, l'Ile-de-France et l'Etat font cause commune 
    * Un guichet unique pour faciliter les démarches des 
entreprises 
    * Le président de Safran chargé d'amadouer les inquiets du 
Brexit 
 
    PARIS, 3 novembre (Reuters) - Le Premier ministre Manuel 
Valls a officiellement mis en place jeudi le "guichet unique" 
qui doit faciliter les démarches des entreprises étrangères 
intéressées par une implantation en France, en premier lieu 
celles motivées par le "Brexit". 
    Le dispositif, dont la création avait été annoncée début 
juillet, juste après le référendum britannique sur la sortie de 
l'Union européenne, résulte d'une "union sacrée" entre l'Etat, 
via Business France, et les acteurs locaux - région 
Ile-de-France, métropole du Grand Paris et ville de Paris -, qui 
n'ont pas toujours tiré dans le même sens. 
    "Choose Paris Region - Welcome To Greater Paris" se présente 
comme un point d'entrée pour les entreprises étrangères qui 
envisagent de s'installer en région parisienne, avec une prise 
en charge globale qui couvrira le cadre réglementaire, fiscal et 
social mais aussi l'accueil des salariés et de leurs familles. 
    S'il s'inscrit dans une politique en faveur de 
l'attractivité du site France, sa mise en place a surtout été 
motivée par la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, qui 
pourrait conduire de nombreuses entreprises, notamment dans la 
finance, à revoir leurs implantations en Grande-Bretagne. 
    "Nous assumons le fait de déployer le tapis bleu blanc rouge 
aux entreprises implantées en Grande-Bretagne", a déclaré la 
présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, lors de 
la cérémonie de présentation du dispositif. 
    Elle en a profité pour annoncer que la région se portait 
candidate pour accueillir deux institutions européennes 
installées au Royaume-Uni, l'Agence européenne du médicament, 
qui intéresse déjà des villes comme Lille et Strasbourg, et 
l'Autorité bancaire européenne. 
     
    STABILITÉ ET VISIBILITÉ 
    L'élue Les Républicains a déploré que les députés de la 
majorité aient, contre l'avis du gouvernement, durci la 
fiscalité sur les actions gratuites et la taxe sur les 
transactions financières, lors de l'examen en première lecture 
du projet de loi de Finances 2017. 
    "Toutes ces initiatives (en faveur de l'attractivité) ne 
doivent pas être abîmées par des embûches nationales (...), le 
projet de loi de finances 2017 ne devrait pas annihiler nos 
efforts communs", a-t-elle dit. 
    Le Premier ministre, abondant dans son sens, a estimé qu'"il 
 faut que le Parlement, donc la majorité, accompagnent bien 
évidemment les choix que nous faisons ici". "La stabilité et la 
visibilité fiscale, c'est indispensable", a-t-il ajouté. 
    Symboliquement, Matignon a choisi une personnalité du monde 
des affaires avec la double culture française et anglo-saxonne, 
le président de l'équipementier aéronautique Safran Ross 
MacIness, comme ambassadeur du "guichet unique". 
    "Un certain nombre d'entreprises qui, pour des raisons 
historiques, utilisaient le Royaume-Uni comme plate-forme pour 
le marché européen vont inévitablement réfléchir à leurs options 
dans les deux, trois années qui viennent", a-t-il dit. 
    "Et nous sommes ici pour présenter ce que Paris et 
l'Ile-de-France peuvent offrir : une grande économie, une 
économie réelle, un écosystème de gens compétents, éduqués, 
capables de faire les choses qui ont permis à Londres de devenir 
un centre financier de premier plan", a ajouté Ross MacInness. 
    S'y ajoutent des éléments comme le cadre de vie, qui 
plaident selon lui en faveur de la France par rapport à tous ses 
concurrents. "A quand remonte votre dernier week-end à Francfort 
?", s'est-il interrogé.   
 
 (Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse) 
 

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