Brexit-Paris Europlace veut un statut spécial pour les financiers

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    par Julien Ponthus et Maya Nikolaeva 
    PARIS, 27 octobre (Reuters) - Paris Europlace va demander 
aux pouvoirs publics la création d'un statut dérogatoire au 
droit du travail français pour les cadres supérieurs des 
entreprises financières afin de contribuer à faire de Paris une 
alternative à la City de Londres après la sortie des 
Britanniques de l'Union européenne. 
    "L'idée irait jusqu'à créer un statut qui soit dérogatoire 
du droit commun en matière des droits sociaux", a déclaré jeudi 
à Reuters le délégué général de Paris Europlace, l'organisme 
chargé de défendre les intérêts de la place financière. 
    "On commence à échanger dessus" avec le gouvernement, a 
précisé Arnaud de Bresson, interrogé sur l'état d'avancement de 
cet éventuel statut plus flexible pour les cadres supérieurs qui 
travaillent dans la finance.  
    Paris Europlace doit présenter un rapport à la mi-novembre 
avec des mesures réglementaires, législatives et fiscales 
susceptibles d'inciter les sociétés financières qui devront 
quitter Londres de choisir Paris plutôt que d'autres places 
financières comme Francfort, Milan, Amsterdam ou Dublin. 
    Le dialogue avec les banques ou les institutions financières 
potentiellement intéressées par une implantation à Paris 
s'accélère, s'est félicité Arnaud de Bresson.  
    "Le Brexit est l'opportunité pour la place financière d'être 
écoutée et de faire en sorte que nos sujets puissent être 
considérés parmi les priorités des réformes à mettre en oeuvre, 
et ceci est valable tant pour le domaine réglementaire et fiscal 
qu'en matière de droit du travail", a-t-il dit. 
     
    ZONE FRANCHE 
    L'idée de créer une zone franche ou une zone économique 
spéciale pour le secteur financier est aussi mentionnée dans des 
cercles financiers.   
    Arnaud de Bresson n'a pas souhaité évoquer davantage ce 
dossier mais a reconnu que "l'idée circule".  
    Le délégué général de Paris Europlace a néanmoins rappelé 
qu'il avait cosigné en 2008 une tribune en ce sens dans le 
quotidien Le Figaro avec l'ancien ministre de l'Economie Edmond 
Alphandéry et le président à l'époque de Lehman Brothers France 
Xavier Rolet.  
    "Pourquoi ne pas créer dans un lieu à déterminer dans la 
périphérie de Paris et de préférence à proximité d'un centre 
universitaire réputé, un pôle d'activités à fiscalité optimisée 
où puissent se regrouper des fonds de gestion alternatifs 
français et étrangers, des activités d'enseignement et de 
recherche dans le secteur de la finance et des start-up de 
l'industrie financière ?", s'interrogeaient alors les trois 
hommes.  
    De nombreux dirigeants et analystes estiment que le 
Royaume-Uni, au terme des négociations avec l'Union européenne 
sur sa sortie, perdra son "passeport européen" qui assure aux 
sociétés financières régulées à Londres l'accès aux marchés de 
l'UE.  
    Le gouvernement, la Ville de Paris, la région Île-de-France 
et le secteur financier français ont annoncé de nombreuses 
initiatives et un paquet de mesures, notamment fiscales, pour 
renforcer l'attractivité de la France.  
    Dans ce contexte, la décision la semaine dernière des 
députés de durcir la taxe sur les transactions financières 
(TTF), dans le cadre de l'examen en première lecture du projet 
de loi de finances pour 2017, a été fortement critiquée par la 
place de Paris.  
 
 (Avec Jean-Baptiste Vey, Leigh Thomas, édité par Dominique 
Rodriguez) 
 

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  • fab.varl il y a un mois

    ah le pouvoir de l'argent... c'est beau non ?

  • sassy2 il y a un mois

    creve

  • jjd47 il y a un mois

    Leur assurer l'impunité en matière de fraude fiscsale, quoi! On est tombés bien bas, bien bas

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