Brexit: Ouverture de Merkel sur les négociations avec Londres

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    BERLIN, 15 novembre (Reuters) - La chancelière allemande 
Angela Merkel a laissé entendre mardi qu'il serait possible de 
débattre des critères de la liberté de circulation des personnes 
au sein de l'Union européenne, un propos vu comme un geste 
d'ouverture à l'égard du Royaume-Uni. 
    La liberté de circulation des personnes constitue, avec la 
liberté de circulation des biens, des services et des capitaux, 
l'une des quatre libertés fondamentales de circulation en 
vigueur dans l'UE. 
    Les partisans du Brexit réclamant de reprendre le contrôle 
de l'immigration, la chancelière s'oppose à la négociation d'un 
accord qui maintiendrait le Royaume-Uni dans le marché unique, à 
l'instar d'autres pays qui n'appartiennent pas à l'UE mais font 
partie de ce grand marché intérieur. 
    S'exprimant devant la Fédération allemande des employeurs 
(BDA), Merkel a souligné que ces quatre libertés étaient 
indivisibles. "Si nous devions faire une exception pour la 
liberté de mouvement des personnes avec la Grande-Bretagne, cela 
reviendrait à mettre en danger les principes du marché intérieur 
dans l'Union européenne, puisque chacun pourrait alors vouloir 
ces exceptions", a-t-elle dit. 
    Mais elle a ouvert une porte en ajoutant que le cadre précis 
dans lequel s'organisait la liberté de mouvement des personnes 
pouvait faire l'objet de discussions. "Personnellement, a-t-elle 
dit, je suis d'avis qu'il nous faudra discuter plus avant avec 
la Commission (européenne)." 
    Elle a donné pour exemple le cas d'un Est-Européen 
s'installant en Allemagne pour un emploi de courte durée mais 
acquérant des droits à des prestations sociales pour le reste de 
sa vie. "J'y vois une question dont nous devons reparler", 
a-t-elle ajouté. 
 
 (Paul Carrel; Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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