Brexit, ou comment détourner les étudiants européens du Royaume-Uni ?

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En 2014, 23 % des diplômés universitaires résidant au Royaume-Uni étaient nés à l?étranger, dont un tiers dans un pays de l?Union européenne.
En 2014, 23 % des diplômés universitaires résidant au Royaume-Uni étaient nés à l?étranger, dont un tiers dans un pays de l?Union européenne.

Difficile d'évaluer précisément la conséquence qu'aura le Brexit sur les étudiants et la main-d'?uvre diplômée au Royaume-Uni. Ce qui est sûr, c'est que le retrait britannique de l'Union européenne va provoquer une période de grande incertitude durant laquelle le pays risque de devenir une destination universitaire moins attrayante. Cela pourrait avoir une incidence sur le niveau de qualification de la main-d'?uvre en Grande-Bretagne. Le texte qui suit est extrait d'une publication de Renée Luthra et de Greta Morando, chercheuses à l'université de l'Essex.

Un enjeu : les échanges universitaires

« Selon nos estimations, basées sur une enquête menée en 2014 auprès de la population active (Labour Force Survey), quelque 23 % des diplômés universitaires résidant au Royaume-Uni sont nés à l'étranger, dont un tiers dans un pays de l'Union européenne. S'ils sont nombreux à être arrivés leur diplôme en poche, une part non négligeable a poursuivi ses études : 16 % des immigrés en âge de travailler sont initialement venus au Royaume-Uni pour étudier, et plus de la moitié ont au moins un diplôme britannique.

À partir des réponses recueillies par l'Agence britannique des statistiques sur l'enseignement supérieur entre avril 2003 et décembre 2011 auprès de ceux qui avaient suivi un cursus universitaire, notre nouvelle enquête s'est penchée sur le sort de deux millions de diplômés, six...

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