Brexit-Osborne prévoit de réduire l'impôt sur les sociétés

le
0
 (Actualisé avec réactions, contexte §5-13) 
    LONDRES, 4 juillet (Reuters) - Le ministre britannique des 
Finances George Osborne prévoit d'abaisser l'impôt sur les 
sociétés en-dessous de 15% pour réduire les conséquences de la 
décision des Britanniques de sortir de l'Union européenne sur 
les investissements, écrit dimanche le Financial Times. 
    Le journal, qui cite le chancelier de l'Echiquier, indique 
par ailleurs que Londres entend renforcer ses relations avec la 
Chine pour compenser les effets possibles du Brexit sur ses 
échanges commerciaux avec l'UE. 
    George Osborne a déclaré au FT qu'il souhaitait bâtir une 
"économie super compétitive" basée sur une faible imposition des 
entreprises et la conquête de nouveaux marchés. 
    En mars, le ministre des Finances avait indiqué qu'il 
entendait ramener l'impôt sur les sociétés de 20 à 17% d'ici à 
2020. 
    Dans la plupart des économies développées, cet impôt est en 
moyenne de 25%. 
    L'Irlande, où la taxe sur les sociétés est de 12,5%, estime 
que l'annonce de George Osborne est l'illustration d'un 
changement rapide de la dynamique financière au sein de l'Union 
européenne après le Brexit. 
    "La tectonique des plaques est en train de changer et ce 
sont les signes avant-coureurs. Cela doit vivement nous rappeler 
que notre système fiscal et sa structure sont essentiels à notre 
compétitivité nationale", a déclaré Paschal Donohoe, ministre 
irlandais de l'Expansion publique, sur la radio RTE. 
    Pour le ministre des Transports irlandais, l'annonce 
d'Osborne est "une tentative évidente" pour attirer les 
investisseurs et les convaincre de quitter l'Irlande. 
    "Si le chiffre descend jusqu'à 12,5% dans le Royaume-Uni, 
cela serait une menace pour nous et nous devrons prendre les 
mesures pour nous adapter en conséquence", a dit Shane Ross, un 
ministre indépendant. 
    De leur côté, les Pays-Bas ont également annoncé qu'ils 
allaient revoir leurs taux d'imposition pour demeurer 
attractifs. 
    "C'est une chose à laquelle nous pensons au regard de 
l'avenir", a dit un porte-parole du ministère néerlandais des 
Finances. "Nous souhaitons lutter contre l'évasion fiscale mais 
nous devons également penser à notre climat d'investissement". 
    Un porte-parole du ministère allemand des Finances a indiqué 
que tout projet de réduction de l'imposition devrait être 
équitable. "Il est clair que le but du gouvernement (allemand) 
est que cette question de la fiscalité doit être traitée de 
manière équitable dans un marché unique", a dit Martin Jäger. 
    Selon l'Organisation pour la coopération économique et le 
développement (OCDE), une nouvelle baisse de la fiscalité des 
sociétés est peu probable au Royaume-Uni mais si elle était 
décidée, elle aboutirait "à une économie du type de celle d'un 
paradis fiscal". 
     
 
 (William Schomberg et Abinaya Vijayaraghavan; Tangi Salaün pour 
le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant

Partenaires Taux