Brexit-Obama inquiet pour la croissance à plus long terme

le
0
 (Actualisé avec discours au Parlement) 
    OTTAWA, 30 juin (Reuters) - Barack Obama a dit s'attendre, 
mercredi, à ce que l'économie mondiale soit stable à court terme 
après le vote en faveur du Brexit, mais il s'est dit préoccupé 
sur les conséquences à plus long terme du référendum britannique 
sur la croissance. 
    Lors du sommet nord-américain à Ottawa, où il rencontrait le 
Premier ministre canadien Justin Trudeau et le président 
mexicain Enrique Peña Nieto, le président américain a observé 
que les marchés s'étaient calmés depuis les premières réactions 
fortes consécutives au résultat du référendum du 23 juin. 
    Il a ajouté que l'anticipation des banques centrales et des 
ministres des Finances avaient permis à l'économie mondiale de 
rester stable à court terme. 
    "Je pense qu'il existe de vraies préoccupations à plus long 
terme concernant la croissance mondiale si le Brexit va au bout 
et que cela gèle les possibilités d'investissement en 
Grande-Bretagne ou dans l'Europe dans son ensemble", a-t-il dit. 
"A un moment où les taux d'intérêt sont déjà négatifs, cela 
n'aide pas", a-t-il ajouté.  
    Le président américain, ouvertement favorable au maintien du 
Royaume-Uni dans l'Union européenne, a ajouté que les dirigeants 
du G20, qui se réuniront cette année en Chine, devront oeuvrer 
au renforcement de la croissance mondiale.  
    Barack Obama a ajouté que la "relation spéciale" entre les 
Etats-Unis et le Royaume-Uni perdurerait en dépit du Brexit, 
mais que l'absence des Britanniques dans l'UE "compliquera(it) 
pour nous le règlement de certains autres défis qu'il nous faut 
régler".  
    "Tout le monde devrait prendre sa respiration, présenter un 
plan et un processus ordonné, transparent, que les peuples 
comprendront, et puis avancer, sachant que les deux parties 
auront intérêt à mener cela à bien", a ajouté Barack Obama à 
l'adresse des dirigeants britannique et européens.  
    "Et je pense que cela sera un processus difficile mais qui 
ne doit pas être effectué dans la panique." 
    Devant le Parlement canadien à Ottawa, il s'est dit confiant 
dans la capacité des Européens à s'accorder sur un plan prudent 
pour repartir après le choc de la victoire du Brexit. 
    "En dépit de certaines réactions initiales, j'ai confiance 
dans le fait que le processus pourra être géré de manière 
prudente et méthodique. Je m'attends à ce que nos amis de part 
et d'autre de la Manche mettent au point un plan opérationnel 
sur les moyens d'avancer", a-t-il dit. 
 
 (Roberta Rampton et Jeff Mason; Jean-Stéphane Brosse pour le 
service français, édité par Henri-Pierre André) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant