Brexit-Nouvelle tempête financière pour les banques européennes

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    par Julien Ponthus 
    PARIS, 24 juin (Reuters) - Les banques européennes font face 
vendredi à une nouvelle tempête financière suite à la décision 
des Britanniques de sortir de l'Union européenne, une issue qui 
a pris les investisseurs par surprise et entraîné l'effondrement 
en Bourse du secteur financier à l'ouverture des marchés. 
    "Les marchés vont être agités pendant quelques semaines", 
estime un analyste basé à Paris, alors que l'indice sectoriel 
des banques européennes  .SX7P  plongeait de 13,51% vers 12h00. 
    Les banques britanniques, comme Lloyds  LLOY.L  (-22%), 
Barclays  BARC.L  (-17%) ou RBS  RBS.L  (-18%) essuient de très 
fortes pertes mais elles sont loin d'être les seules à être 
affectées par le choix des électeurs britanniques. 
    Les établissements italiens, espagnols ou grecs sont 
également très sévèrement touchés avec par exemple une chute de 
plus de 18% pour Intesa Sanpaolo  ISP.MI  et Banco Santander 
 SAN.MC  et jusqu'à 28% pour Alpha Bank  ACBr.AT .  
    Les banque françaises, souvent un peu plus malmenées que 
leurs pairs, ont vu leur titre régir plus vivement que la 
moyenne européenne avec Société générale  SOGN.PA  qui lâche 
18,45% et BNP Paribas  BNPP.PA  -16,49%. La réaction est plutôt 
en ligne pour Crédit agricole  CAGR.P  (-14%) et Natixis 
 CNAT.PA  (-15%).  
    Ce nouveau cataclysme boursier intervient alors que les 
banques européennes traversent une décennie très difficile avec 
la crise financière de 2007, celle des dettes souveraines 
européennes de 2011 et la mise en oeuvre d'une régulation 
beaucoup plus exigeante et consommatrice de fonds propres. 
    La longueur attendue des négociations pour définir les 
relations économiques entre le Royaume-Uni et l'Union 
européenne, notamment la question du passeport européen pour 
l'accès aux marchés financiers, fait craindre une nouvelle 
longue période d'incertitude. 
    L'association Paris Europlace a d'ailleurs demandé que suite 
à la victoire du Brexit au référendum, le Royaume-Uni ne puisse 
plus bénéficier de ce passeport européen.   
    Les banques de financement et d'investissement européennes 
devraient logiquement souffrir de cette situation qui encourage 
l'attentisme des entreprise, peu enclines à lancer des emprunts 
obligataires, des introduction en Bourse ou des opérations de 
fusions ou d'acquisitions, surtout si elles impliquent une 
partie britannique. 
    D'après les données Thomson Reuters à la date du 9 juin, le 
volume des transactions de fusions et acquisitions a chuté de 
70% au Royaume-Uni depuis le début de l'année contre un repli de 
20% pour l'ensemble du marché européen. 
 
 (Edité par Matthieu Protard) 
 

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