Brexit-May n'invoquera l'article 50 qu'au nom du Royaume-Uni

le , mis à jour à 16:50
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 (Actualisé avec citations) 
    par Russell Cheyne 
    EDIMBOURG, 15 juillet (Reuters) - La Première ministre 
britannique Theresa May a indiqué vendredi qu'elle n'invoquerait 
pas l'article 50 du Traité de Lisbonne, ouvrant le début des 
négociations sur le Brexit, tant qu'elle n'aurait pas 
l'assurance que la procédure impliquera l'ensemble du 
Royaume-Uni. 
    La nouvelle chef du gouvernement s'est rendue en Ecosse 
vendredi où elle a rencontré la chef du gouvernement local, 
Nicola Sturgeon, qui souhaite que son pays demeure au sein de 
l'UE et ne soit pas contraint à une sortie qu'il n'a pas 
désirée. 
    "Je souhaite écouter les différentes positions et j'ai 
clairement dit au Premier ministre (Sturgeon) que je voulais que 
le gouvernement écossais soit pleinement impliqué dans nos 
discussions", a déclaré Theresa May après la rencontre. 
    "J'ai déjà dit que je n'invoquerai pas l'article 50 tant que 
je ne serai pas certaine que nous avons une approche et des 
objectifs de négociations concernant le Royaume-Uni", a-t-elle 
ajouté. 
    "Je pense qu'il est important que nous établissions cela 
avant d'invoquer l'article 50", a-t-elle poursuivi. 
    La Première ministre a également promis d'essayer d'obtenir 
le meilleur accord possible pour l'ensemble du Royaume-Uni lors 
des négociations avec les Européens. 
    Nicola Sturgeon, qui souhaite négocier directement avec les 
dirigeants de Bruxelles, a évoqué la possibilité d'un nouveau 
référendum sur l'indépendance de l'Ecosse après celui organisé 
en 2014 qui avait abouti à un maintien au sein du Royaume-Uni. 
    Si les Britanniques ont voté à 52% en faveur du "Leave" lors 
du scrutin du 23 juin sur le Brexit, les Ecossais se sont, eux, 
prononcés à 62% en faveur du "Remain", affichant une claire 
volonté de ne pas quitter le bloc communautaire. 
     
    MAY OPPOSÉE À UN NOUVEAU RÉFÉRENDUM EN ECOSSE 
    Theresa May a rappelé que le peuple écossais avait pu 
s'exprimer sur son indépendance en 2014 et qu'il avait refusé de 
se séparer de l'Angleterre. 
    "De mon point de vue, le peuple écossais a eu son vote. Ils 
ont voté en 2014 et ont adressé un message très clair. Le 
Royaume-Uni et le gouvernement écossais doivent s'y conformer", 
a commenté la chef du gouvernement britannique. 
    Le référendum sur l'indépendance de l'Ecosse organisé il y a 
deux ans avait abouti à une victoire du maintien dans le 
Royaume-Uni par 55% des voix contre 45% en faveur d'une sortie. 
    Nicola Sturgeon a jugé, pour sa part, que si les Ecossais 
souhaitaient un second référendum sur leur indépendance, une 
tentative du gouvernement britannique pour bloquer cette 
initiative constituerait une erreur. 
    "Je pars de l'idée que tenter de bloquer un référendum, s'il 
est clair que c'est le souhait du peuple écossais, reviendrait à 
faire quelque chose de totalement erroné", a-t-elle déclaré sur 
la chaîne de télévision Sky après son entrevue avec Theresa May. 
    La dirigeante écossaise a indiqué mercredi qu'elle 
souhaitait que Theresa May permette à son pays d'explorer toutes 
les possibilités afin de se maintenir dans l'Union européenne. 
Si l'indépendance se révèle le seul moyen pour parvenir à cette 
fin, elle estime qu'un nouveau référendum devrait être organisé. 
    "Je pense qu'il serait inconcevable pour quelconque Premier 
ministre de se mettre en travers du chemin d'un référendum si 
c'est ce que le Parlement écossais a décidé", a-t-elle ajouté. 
     
 
 (Michael Holden avec David Milliken; Pierre Sérisier pour le 
service français) 
 
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  • ANOSRA le vendredi 15 juil 2016 à 17:22

    Petite astuce pour s'abriter derrière l'Ecosse pour retarder l'article 50 et l'Ecosse est en droit de redemander un référendum puisque la situation est complètement changée depuis le vote du Brexit ! Le Royaume Uni sera bientôt désuni !

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