Brexit-Macron ne voit pas la volatilité des marchés durer

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    PARIS, 17 juin (Reuters) - La volatilité qui s'est emparée 
des marchés financiers à l'approche du référendum sur le 
maintien de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne ne 
devrait pas durer au-delà de la consultation du 23 juin, a 
estimé vendredi Emmanuel Macron. 
    Cela "crée aujourd'hui de la volatilité sur les taux mais je 
 pense que ça ne durera pas au-delà", a dit le ministre de 
l'Economie sur RTL en soulignant que les banques centrales 
avaient fait savoir qu'elles étaient prêtes a agir si 
nécessaire. 
    Selon lui, une victoire des partisans du Brexit "peut faire 
baisser les marchés actions s'il y a un message d'anxiété 
générale, parce que les fonds américains, les fonds asiatiques 
peuvent décider de se désengager". 
    Mais "je pense que nous sommes en capacité collective, et 
c'est ce à quoi nous serons attachés les prochains jours, les 
prochaines semaines, à rassurer", a-t-il ajouté. 
    "Il peut y avoir aussi des écarts de change qui se créent 
(...) mais il faudra être vigilant et ensuite, je ne crois pas 
pour ma part à une remontée des taux d'intérêt liée à ce sujet", 
a encore dit le ministre. 
    Si Londres décidait de quitter l'UE, un processus qui pourra 
prendre jusqu'à deux ans, il faudra demander au gouvernement 
britannique "beaucoup de clarté le jour d'après" pour savoir 
quel type de relation il veut avoir avec ses anciens 
partenaires, s'il souhaite ou non conserver un accès au marché 
unique à l'image de pays comme la Norvège et de la Suisse qui 
eux, contribuent au budget européen, a-t-il poursuivi. 
    Et si les Britanniques votaient contre le Brexit, "il y a de 
toutes façons une réaction rapide à avoir pour éviter que 
d'autres pays n'engagent le même type de procédure", à savoir 
négocier de nouvelles concessions avec Bruxelles comme le 
Premier ministre David Cameron l'a fait avant de convoquer le 
référendum. 
    "Il ne s'agirait pas que le Danemark, les Pays-Bas, la  
Pologne se mettent à vouloir le même statut", a estimé Emmanuel 
Macron. 
 
 (Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse) 
 
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