Brexit: Londres n'a pas contribué à la note, dit Deloitte

le , mis à jour à 18:05
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    * D'après cette note, le gouvernement May n'a pas de plan 
général pour le Brexit 
    * Les dissensions entre ministres entravent l'élaboration 
d'une stratégie commune 
    * Sa publication a fait brièvement reculer la livre sterling 
 
 (Deloitte confirme être à l'origine de la note à laquelle le 
gouvernement n'a pas participé) 
    par Michael Holden et Elizabeth Piper 
    LONDRES, 15 novembre (Reuters) - La note selon laquelle 
Londres n'aurait aucun plan général sur la manière de procéder à 
la mise en oeuvre du Brexit a été rédigée sans la contribution 
du gouvernement britannique, a affirmé mardi le cabinet Deloitte 
qui en assume la paternité. 
    "Il s'agit d'une note à usage interne", a dit le cabinet 
d'audit et de conseil dans un communiqué. "Elle n'a pas été 
commandée par le 'Cabinet Office', ni par aucun autre organe 
gouvernemental et n'est que le reflet d'une opinion portant sur 
la tâche qui attend Whitehall", poursuit Deloitte. 
    Le gouvernement britannique avait démenti plus tôt le 
caractère officiel de cette note, ajoutant qu'elle avait été 
écrite pour le cabinet comptable Deloitte. 
    Une porte-parole du gouvernement britannique a en outre 
réfuté sa teneur, assurant que Londres dispose bien d'un plan 
général sur la mise en place du Brexit. 
    "Nous avons un plan, je conteste donc vigoureusement (le 
contenu de la note)", a dit la porte-parole. "Nous avons fixé un 
calendrier selon lequel il reste moins de six mois avant le 
déclenchement de l'article 50." 
    Cette note, rendue publique en premier lieu par la BBC et le 
quotidien The Times, a été présentée mardi matin comme émanant 
d'un consultant travaillant pour le compte du "Cabinet Office", 
un département du gouvernement britannique. 
    Selon ce document, les dissensions au sein du gouvernement 
conservateur britannique l'empêcheraient d'adopter un plan 
général pour mettre en oeuvre le divorce avec l'Union européenne 
et il pourrait falloir encore six mois pour que les ministres 
s'entendent sur les priorités du Brexit. 
    Sa publication a secoué la livre sterling, qui a perdu 
jusqu'à 1,3% de sa valeur face à l'euro à 87,07 pence 
 EURGBP=D4 , avant de se reprendre. L'euro valait 86 pence à la 
clôture des marchés européens.  
     
    LA SURVIE POLITIQUE PASSERAIT AVANT L'ÉCONOMIE 
    L'auteur de cette note, datée du 7 novembre et intitulée 
"Brexit Update", reproche à Theresa May sa tendance à "prendre 
des décisions pour régler elle-même cette question", ont 
rapporté mardi la BBC et le Times. 
    L'auteur de la note met en avant les dissensions connues 
entre les partisans d'un Brexit hard - autour des trois 
"Brexiters" Liam Fox (Commerce), Boris Johnson (Affaires 
étrangères) et David Davis (Brexit) qui ont tous fait campagne 
pour la sortie de l'UE lors du référendum de juin - et un groupe 
plus modéré où l'on retrouve notamment le ministre des Finances 
Philip Hammond et le ministre des Entreprises Greg Clark, 
partisans du maintien et enclins aujourd'hui à préserver une 
forme de relations avec l'UE. 
    L'auteur de la note écrit d'autre part que des "acteurs 
importants" du secteur industriel pourraient bien "pointer une 
arme sur la tempe du gouvernement" afin d'obtenir des garanties 
analogues à celles obtenues par le constructeur automobile 
Nissan, leur assurant qu'ils ne pâtiraient pas du Brexit. 
  
    "L'industrie voit deux choses déplaisantes: un, la priorité 
du gouvernement reste sa survie politique, et non l'économie; 
deux, il n'y aura pas de stratégie économique claire à court 
terme sur le Brexit parce que les décisions sont imposées au cas 
par cas au gouvernement", poursuit-il. 
    D'après cette note, l'administration britannique travaille 
sur plus de 500 dossiers liés au Brexit et pourrait devoir 
recruter 30.000 fonctionnaires supplémentaires pour mener à bien 
la tâche et préparer la sortie de l'UE qui, une fois effective, 
signifiera que tous les accords conclus par l'Europe n'auront 
plus de valeur pour le Royaume-Uni. 
    Theresa May a déclaré qu'elle prévoyait d'enclencher la 
procédure de divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne 
à la fin mars au plus tard, en activant l'article 50 du Traité 
européen de Lisbonne, qui ouvrira une période maximale de deux 
années pour négocier la sortie britannique. 
 
 (Eric Faye, Henri-Pierre André et Nicolas Delame pour le 
service français) 
 
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  • M9425023 il y a 3 semaines

    Ils courront éternellement vers l'abîme sans jamais y sauter. Mais cela non plus n'est pas une bonne solution, c'est même sans doute la pire de toutes.