Brexit : les patrons de Renault et de Total inquiets à cause des «incertitudes»

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Brexit : les patrons de Renault et de Total inquiets à cause des «incertitudes»
Brexit : les patrons de Renault et de Total inquiets à cause des «incertitudes»

A l'occasion des rencontres économiques d'Aix en Provence (Bouches-du-Rhône), Carlos Ghosn, le patron de Renault Nissan et Patrick Pouyanné, le pdg de Total se sont montrés inquiets face au Brexit. Pour les deux chefs d'entreprises la décision du Royaume-Uni est «un élément de plus d'incertitude, d'instabilité, dans un monde qui fait face à plein de difficultés d'ordre géopolitique, avec Daesh, avec l'Ukraine, on a des crises financières à répétition, on rajoute le Brexit», a expliqué Patrick Pouyanné, PDG de Total.

 

Or, les entreprises comme les marchés financiers ont horreur du vide. «Le seul message que je voudrais faire passer c'est qu'il faut aller vite", a repris le patron de Total en jugeant qu'entrer dans un épisode long risquait de «détruire la confiance». 

 

Pour Carlos Ghosn, les entreprises «sont capables de s'adapter à tout, à toutes les situations qu'elles soient bonnes ou mauvaises», a expliqué le patron de Renault. Néanmoins, les conséquences pour le constructeur automobile sont réelles. A commencer par l'effondrement de la livre sterling alors que la marque Nissan dispose d'une usine au Royaume-Uni. «C'est une usine européenne qui emploie 8 000 personnes qui est basée en Grande-Bretagne. Forcément on est dans une situation d'incertitude. On est un peu inquiets, jusqu'à ce que les choses soient claires sur le nouveau statut de la Grande-Bretagne vis-à-vis de l'Union européenne.» 

Le patron de Total est aussi revenu sur la menace fin mai qu'il avait faite lors des récentes grèves qui avait paralysé les raffineries sur l'opportunité du groupe de remettre en cause une partie de ses investissements en France notamment dans le plastique. 

 

Le patron de Total s'interroge sur les investissements en France

 

«J'ai un investissement à l'heure actuelle, un problème concret, qui consiste à pouvoir faire des plastiques de performance: on les fait soit en France soit en ...

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  • b.renie il y a 5 mois

    Brexit : les patrons de Renault et de Total inquiets à cause des «incertitudes» Non on est inquiet de la médiocrité des politiques mis en face d'un défi qui n'est qu'un défi. UK n'est pas la clé de notre système et de nos espoirs.

  • wanda6 il y a 5 mois

    C'est de la pure propagande

  • wanda6 il y a 5 mois

    phili646 : " un saut dans l'inconnu " c'est avec l'UE, RU existe depuis 1800

  • pierry5 il y a 5 mois

    Par contre j'ai entendu des échos comme quoi les Britishs pourraient exiger le montage de modèles importés en quantité chez eux, comme certains le faisaient avant l'existence de la CEE,

  • pierry5 il y a 5 mois

    Je ne vois pas où est le problème pour Nissan, si la Livre St se déprécie, c'est tout bénéfice pour la société dont les couts seront moindres, donc ils pourront vendre moins cher

  • JPANTO il y a 5 mois

    Jamais contents ces petits patrons du CAC 40.

  • phili646 il y a 5 mois

    Les british ne sont pas pressés, ils ne savent pas de quoi demain sera fait. Leur référendum est un saut dans l'inconnu. leur classe politique est d'une incompétence rarement égalée !!!!

  • jmlhomme il y a 5 mois

    Je ne vois pas ou est le probleme pour un patron. Ou on adapte ses prix ou on delocalise.. Dans les deux cas on s'adapte... en sachant qu'il y a un marché britannique de voiture. Eux aussi savent s'adapter.