Brexit : "Les gens ne veulent pas que Bruxelles leur dicte leur conduite"

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Les Britanniques se prononceront sur le Brexit le 23 juin (illustration).
Les Britanniques se prononceront sur le Brexit le 23 juin (illustration).

Le Point : Jusqu'à présent, seul le Groenland, une île, est sorti de l'Union. Aujourd'hui, le Royaume-Uni, une autre île, envisage de le faire. L'insularité est-elle incompatible avec l'idéal européen??

John Curtice* : Oui et non. Ce qui change tout par rapport aux pays d'Europe continentale, c'est que le fait de vivre sur une île nous a évité d'être envahis au cours du siècle écoulé. Nous avons participé aux deux guerres mondiales, nous avons connu le Blitz, mais, à la différence des autres États membres, jamais un soldat allemand n'a posé le pied sur notre sol. Nous n'avons donc pas vécu ces conflits avec la même intensité. Pour cette raison et peut-être parce que le projet communautaire n'a pas su s'incarner, nous ne nous sentons pas plus européens aujourd'hui qu'il y a quarante ans, quand nous avons rejoint le club. Les gens ont un sens aigu de la souveraineté nationale et ne comprennent pas de quel droit Bruxelles entend leur dicter leur conduite. Tout comme beaucoup d'Écossais n'acceptent pas que Londres se mêle de leurs affaires.

À quoi les citoyens de ce pays s'identifient-ils en premier lieu??

Deux pour cent des Britanniques affirment se sentir européens avant toute autre appartenance. Quinze pour cent mettent l'Europe en deuxième ou troisième...

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