Brexit : les Britanniques penchent pour le départ de l'UE

le , mis à jour à 08:35
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Brexit : les Britanniques penchent pour le départ de l'UE
Brexit : les Britanniques penchent pour le départ de l'UE

Est-ce un tournant dans la campagne outre-Manche ? Le quotidien « The Sun » a appelé hier, à la une, ses lecteurs à se prononcer pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne, lors du référendum du 23 juin. Dans un éditorial très virulent, le tabloïd le plus vendu du pays les invite à se « libérer de la dictature de Bruxelles » et d'une UE jugée « de plus en plus cupide, dépensière, et harcelante ». Un soutien de plus, et de poids, pour les partisans de la sortie.

A huit jours du scrutin, la prise de position du quotidien conservateur accentue un peu plus la pression sur le camp du « Remain » (rester dans l'UE), désormais à la peine dans les sondages. Un sondage de l'institut ICM, publié lundi par le quotidien « The Guardian », donne en effet six points d'avance au camp du Brexit avec 53 % des intentions de vote. Selon le site What UK Thinks ( NDLR : ce que le Royaume-Uni pense), qui compile les enquêtes d'opinion, la moyenne des six derniers sondages donne également le « Leave » (quitter l'UE) vainqueur à 52 %. Une poussée importante des eurosceptiques donc, qui ont reçu dimanche le soutien de Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, toujours cloîtré dans l'ambassade d'Equateur à Londres.

Le Labour monte au créneau

Divisé et en retrait depuis le début de la campagne, le Labour, le parti travailliste, a décidé de passer à l'offensive, à l'image de son leader Jeremy Corbyn, sous le feu des critiques pour son manque d'implication. Hier, il a assuré que son parti ferait tout pour que le « Remain » l'emporte le 23 juin, faisant valoir que l'UE offrait de meilleures conditions de travail aux sujets de sa Majesté. La veille, c'est l'ancien Premier ministre Gordon Brown qui était monté au créneau au micro de la BBC 4, appelant les électeurs travaillistes à voter pour une « vie meilleure », donc pour le maintien dans l'UE.

Mais c'est le président du Conseil européen, Donald Tusk, ...

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  • boudet il y a 7 mois

    C'est le même scénario que l'Ecosse. Et on connait le résultat. Au moment de voter, les réalités de la vie reviennent à l'esprit.

  • M4189758 il y a 7 mois

    JPi - Une sortie de l'UE = une dévaluation de la livre. C'est bon pour tout le Commonwealth et donc bon pour la GB .