Brexit-Le résultat du référendum doit être contraignant-Tories

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 (Actualisé avec contexte) 
    LONDRES, 24 juillet (Reuters) - Le vote des Britanniques en 
faveur d'un "Brexit" lors du référendum du 23 juin doit avoir un 
caractère obligatoire, et l'article 50, qui engage 
officiellement le processus de sortie de l'Union européenne, 
sera invoqué avant les prochaines législatives britanniques, 
déclare dimanche le président du Parti conservateur. 
    Les prochaines élections parlementaires sont prévues en 
2020. 
    Patrick McLoughlin, porté à la présidence des Tories par la 
nouvelle Première ministre Theresa May, a déclaré à la BBC que 
l'issue du référendum signifiait que le Royaume-Uni devait 
désormais recouvrer le contrôle de ses propres frontières et 
qu'un frein serait mis à l'immigration. 
    Prié de réagir à un article de The Observer selon lequel 
l'idée d'un "frein d'urgence" à la libre circulation des 
personnes était en discussion, ce qui permettrait au Royaume-Uni 
de continuer d'avoir accès au marché unique européen, Patrick 
McLoughlin s'est montré évasif : "Nous verrons". 
    "J'affirme sans ambiguïté que le résultat du référendum a 
une valeur contraignante sur le parlement", a-t-il dit en 
revanche. 
    La BBC a rapporté samedi que quelques jours avant le 
référendum du 23 juin, le Premier ministre d'alors, David 
Cameron, avait téléphoné à la chancelière Angela Merkel pour 
demander des concessions sur la libre circulation des personnes, 
même si l'idée, au bout du compte, a été écartée. 
    L'immigration a été au coeur de la campagne sur la question 
du Brexit. 
    Si Theresa May, qui avait fait modérément campagne pour le 
"Remain" a assuré qu'elle conduirait le Royaume-Uni hors de 
l'UE, les partisans du maintien affirment que le résultat du 
référendum n'a qu'une valeur consultative. 
    Au moins sept actions en justice ont été engagées en faisant 
valoir que le parlement devait avoir le dernier mot sur le fait 
d'invoquer ou non l'article 50 du Traité de Lisbonne, pour 
engager le compte à rebours vers une sortie de l'UE. Theresa May 
a laissé entendre que les négociations sur la sortie du 
Royaume-Uni ne pourraient pas commencer cette année. 
    La Haute cour de Londres a décidé ces jours-ci de se réunir 
en audience sur la question de la contestation du Brexit à la 
mi-octobre et les avocats ont déclaré qu'il était fort probable 
que l'affaire soit entendue ensuite par la Cour suprême à la 
mi-décembre. 
 
 (Jemima Kelly; Eric Faye pour le service français) 
 
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