Brexit-Le Parlement européen ne veut pas attendre octobre

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    BRUXELLES, 24 juin (Reuters) - L'Allemand Manfred Weber, qui 
préside le groupe le plus important du Parlement européen, a 
déclaré vendredi que le Royaume-Uni devrait notifier l'Union 
européenne de sa volonté de quitter le bloc communautaire dès le 
sommet européen de mardi afin que les négociations sur son 
départ puissent commencer immédiatement. 
    Le Premier ministre britannique, David Cameron, qui a 
annoncé sa prochaine démission après l'annonce de la victoire du 
Brexit au référendum de jeudi, a laissé entendre que Londres ne 
ferait pas cette notification avant octobre, après l'élection 
d'un nouveau chef du Parti conservateur, qui lui succédera au 10 
Downing Street.      
    Selon le Traité européen, un pays qui veut quitter le bloc 
communautaire a deux ans pour négocier les termes de son départ, 
mais seulement à partir du moment où il notifie officiellement à 
l'UE son intention de partir. 
    Certains militants pro-Brexit ont indiqué que Londres 
pourrait chercher à retarder une telle notification afin de 
gagner du temps pour des discussions non-officielles sur un 
meilleur accord de sortie. 
    Mais Manfred Weber, membre de la CDU de la chancelière 
allemande Angela Merkel, s'est dit catégoriquement opposé à un 
tel scénario. 
    "Les Britanniques ont exprimé leur volonté et il faut 
maintenant la mettre en oeuvre. Le plus important est que nous 
le fassions très rapidement. Voilà notre message", a indiqué 
Manfred Weber, qui préside le groupe du Parti populaire européen 
(PPE), devant des journalistes. 
    "Nous devons éviter une longue période d'incertitude et le 
continent européen ne doit pas être occupé par une bataille 
interne au Parti conservateur pour savoir qui sera le nouveau 
chef du Parti et le Premier ministre de la Grande-Bretagne", 
a-t-il ajouté. 
    "J'attends du gouvernement britannique actuellement au 
pouvoir qu'il entame tout de suite les démarches nécessaires 
(...) Partir signifie partir", a conclu Manfred Weber. 
    Le Belge Guy Verhofstadt, président du troisième plus grand 
groupe du Parlement, l'Alliance des démocrates et libéraux pour 
l'Europe (ALDE), a également exclu d'attendre que les 
conservateurs britanniques aient fini de régler leurs 
différends.    
    "Une bataille interne au Parti conservateur va avoir lieu et 
tout un continent (...) va devoir attendre. Ce n'est pas sérieux 
du tout", a-t-il dit. 
 
 (Jan Strupczewski; Laura Martin pour le service français, édité 
par Tangi Salaün) 
 
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