Brexit-Le Labour invite Theresa May à dévoiler ses projets

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    LIVERPOOL, Angleterre, 26 septembre (Reuters) - Le Parti 
travailliste britannique a invité lundi Theresa May à dévoiler 
sa stratégie de sortie de l'Union européenne.  
    Trois mois après le référendum du 23 juin, la Première 
ministre n'a toujours rien dit de ses intentions et réclame 
davantage de temps pour préparer le divorce. Les relations 
post-Brexit n'ont été qu'effleurées pendant la campagne et 
Londres a interdit aux services publics d'élaborer des plans 
d'action.  
    "Il y a eu ce référendum, mais, de mon point de vue, il ne 
leur donne pas de légitimité démocratique pour s'enfermer en 
petit comité et faire ce qu'il veulent de notre pays", a 
commenté Emily Thornberry, porte-parole du Labour pour les 
Affaires étrangères et la sortie de l'UE, lors d'un 
rassemblement organisé en marge du congrès du parti.  
    "Il est temps pour eux de commencer à nous dire ce que sera 
leur position dans les négociations  (...) parce que nous, 
l'opposition, voulons l'examiner", a-t-elle poursuivi, précisant 
que son parti n'avait pas encore défini non plus sa propre 
stratégie.  
    "Nous devons y réfléchir attentivement. Nous devons 
considérer les messages qui ont été adressés lors du référendum 
(...) Nous devons obtenir le meilleur accord possible, mais on 
ignore ce que veut l'opinion britannique", a ajouté Emily 
Thornberry.  
    Pour Fiona Hyslop, ministre écossaise des Affaires 
étrangère, Londres semble se diriger vers un "hard Brexit" qui 
limiterait les relations avec l'UE aux échanges commerciaux, 
sans libre circulation des travailleurs.  
    L'Ecosse a confié récemment à Michael Russell le soin de 
négocier les conditions de la sortie de l'UE avec David Davis, 
secrétaire d'Etat britannique chargé du dossier. 
    "Ils se sont rencontrés au cours de ces dix derniers jours. 
Le processus de ces négociations internes est en cours de 
définition", a expliqué Fiona Hyslop, interrogée par Reuters à 
Paris, à l'issue d'un entretien avec Harlem Désir, secrétaire 
d'Etat français aux Affaires européennes.  
    "Je redoute aujourd'hui que le Royaume-uni se dirige vers un 
hard Brexit. Ces discussions internes avec l'Ecosse, le Pays de 
Galles et l'Irlande du Nord ne font toutefois que commencer, 
nous allons tenter d'infléchir cette position", a-t-elle ajouté. 
 
 (Kylie McLellan avec Andrew Callus à Paris, Jean-Philippe 
Lefief pour le service français, édité par Tangi Salaün) 
 
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