Brexit : le jour d'après

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Pour Didier Le Menestrel, la seule certitude à court terme, c'est l'impact négatif du Brexit pour le Royaume-Uni, «mais dans dix ans, qui sait ?» (© A. Chaigneau)
Pour Didier Le Menestrel, la seule certitude à court terme, c'est l'impact négatif du Brexit pour le Royaume-Uni, «mais dans dix ans, qui sait ?» (© A. Chaigneau)

S'il n'y avait eu le rally final la veille du vote, les esprits auraient sans doute été mieux préparés. Mais jeudi dernier (23 juin), alors que les actions progressaient de 2%, la cause semblait entendue, les gérants de hedge funds étaient sans doute bien informés : le Bremain allait l'emporter. Pour ceux qui n'ont pas veillé au-delà de minuit, ce n'est qu'au réveil, à la lecture de leur smartphone ou en écoutant la radio, qu'ils ont appris la victoire finale du Brexit. Une gueule de bois en s'étant couché à jeun ; la journée allait être longue.

Le temps d'arriver au bureau et les stress tests s'avéraient fiables : on allait probablement perdre 10% sur les marchés européens. L'avantage avec les «known unknowns»*, c'est que l'on peut s'y préparer. Faire des crash tests, des scénarios «what if» et expérimenter tous ces mots anglais qui chiffrent l'anxiété et mesurent les possibles dégâts à venir. Car contrairement à la faillite de Lehman Brothers, le vote du Brexit était inscrit dans les calendriers depuis deux ans déjà : une inconnue binaire identifiée qui ne pouvait déboucher que sur une séance de soulagement ou une séance punitive.

Tout semble possible

La punition administrée ouvre aujourd'hui une période d’«unkwown unknowns». Tout semble possible : d'autres référendums en Europe, la montée des populismes, l'éclatement de la zone euro et même... un retour en arrière ! A la vue du nombre

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  • ppsoft il y a 5 mois

    Ce que les anglais paient cher, c'est un avenir. Eux, au moins, ils en ont un... Bon, à part ça, j'attends toujours l'apocalypse annoncée par les europathes de tout poil...

  • d.e.s.t. il y a 5 mois

    La pire menace, le populisme , qui fait un carton chez les imbéciles, les crédules et les sous-diplômés! Et comme le QI baisse régulièrement, ça ne va pas s'arranger!