Brexit : le débat politique se durcit jusqu'à l'outrance

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Boris Johnson et David Cameron à Londres le 3 mai.
Boris Johnson et David Cameron à Londres le 3 mai.

Du côté des conservateurs britanniques, partisans et adversaires de la sortie de l’Union européenne se déchaînent, alors que l’issue du référendum du 23 juin reste incertaine.

Hitler d’un côté, l’Etat islamique de l’autre. Tous les coups semblent désormais permis au Royaume-Uni dans la bataille pour le référendum très disputé du 23 juin sur le maintien (« in ») ou la sortie (« out ») de l’Union européenne. Alors que les travaillistes restent relativement silencieux, le débat se durcit jusqu’à l’outrance entre conservateurs, au point que la campagne ressemble de plus en plus à un duel sans merci entre le premier ministre David Cameron (« in ») et l’ancien maire de Londres Boris Johnson (« out ») pour le pouvoir au lendemain du 23 juin.

Comparant Hitler à l’Union européenne, dimanche dans le Sunday Telegraph, M. Johnson avait quitté le registre de la farce qui nourrit sa popularité, pour celui de la provocation calculée, dont il est également familier. « Napoléon, Hitler, ont essayé [de réunir le continent européen sous un seul et unique gouvernement], a-t-il affirmé, et cela s’est terminé de manière tragique. L’Union européenne est une autre tentative avec des méthodes différentes. » Mardi, M. Cameron, n’a pas donné non plus dans la nuance, lorsqu’il a suggéré qu’Abou Bakr al-Baghdadi, chef de l’Etat islamique, voyait le Brexit d’un œil favorable parce que la coopération européenne contre le terrorisme en serait affaiblie.

« Des propos obscènes » La saillie de Boris Johnson sur Hitler a évidemment déclenché un tollé. « Il a perdu la tête. Ses propos sont irresponsables, obscènes », a tonné Michael Heseltine, ancien vice-premier ministre conserva...

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