Brexit-La France pour un divorce rapide, l'Allemagne prudente

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    par John Irish 
    BERLIN, 25 juin (Reuters) - Le chef de la diplomatie 
française Jean-Marc Ayrault a plaidé samedi pour une ouverture 
rapide des négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union 
européenne après le référendum de jeudi, et insisté sur la 
nécessité de "redonner du sens" à l'Europe sous peine de voir le 
populisme s'enraciner. 
    "Il faut dire aux Britanniques qu'on ne peut pas attendre. 
Il faut s'organiser dans l'intérêt commun", a déclaré Jean-Marc 
Ayrault dans l'avion qui le menait à Berlin pour une réunion des 
ministres des Affaires étrangères des six pays fondateurs de la 
Communauté européenne - France, Allemagne, Italie, Belgique, 
Pays-Bas et Luxembourg. 
    Les Britanniques ont voté jeudi en faveur du "Brexit", 
poussant le Premier ministre David Cameron à annoncer sa 
démission d'ici octobre et infligeant à la construction 
européenne le plus gros revers de son histoire. 
    Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier 
s'est montré plus prudent que son homologue français sur les 
suites à donner à ce vote britannique, tout en insistant sur la 
nécessité de préserver le projet européen originel de "liberté 
et stabilité". 
    "Je crois qu'il est clair que nous sommes dans une situation 
qui ne permet ni l'hystérie, ni la paralysie", a dit le ministre 
allemand en appelant les dirigeants européens à s'attaquer aux 
défis de l'immigration, de la sécurité et du chômage. 
    "Nous ne devons pas agir de manière désordonnée et faire 
comme si les réponses étaient toutes prêtes. Mais après la 
décision des Britanniques, nous ne devons pas sombrer dans la 
dépression et l'inactivité", a-t-il insisté. 
    A Paris, le président français François Hollande a de son 
côté insisté sur la nécessité d'adopter une position ferme, afin 
d'éviter que les Britanniques fassent trainer les négociations 
pour obtenir davantage de l'UE.    
     
    "REDONNER DU SENS À L'EUROPE" 
    Jean-Marc Ayrault a estimé de son côté que la réunion de 
samedi ne devait pas se focaliser sur le projet franco-allemand 
d'Union plus flexible qui accorderait une marge de manoeuvre 
plus grande aux pays qui ne sont pas prêts à une intégration 
plus forte. 
    "Il ne faut pas se fixer sur l'idée de flexibilité. Il 
existe déjà une Europe à deux vitesses", a-t-il rappelé. 
    Evoquant le Conseil européen qui s'ouvrira mardi à 
Bruxelles, le chef de la diplomatie française a estimé qu'il y 
aurait une "forte pression" sur David Cameron pour qu'il notifie 
officiellement l'UE de l'intention de son pays d'en sortir en 
invoquant l'article 50 du traité européen de Lisbonne. 
    "Il faut créer les conditions pour l'article 50. Il y a 
urgence", a martelé Jean-Marc Ayrault en soulignant que l'UE, 
qui a "respecté l'autonomie britannique et le référendum", ne 
peut pas patienter jusqu'à octobre "pour des raisons politiques 
internes", en l'occurrence la prochaine convention du parti 
conservateur britannique où le successeur de David Cameron 
devrait être choisi. 
    "Il faudra, à 27, se mettre d'accord et de dire qu'au-delà 
d'une certaine date, c'est fini", a poursuivi le ministre 
français. "Il faut redonner du sens à l'Europe, sinon les 
populismes vont s'engouffrer dans la brèche." 
 
 (Tangi Salaün pour le service français) 
 
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  • janaliz il y a 5 mois

    "Je crois qu'il est clair que nous sommes dans une situation qui ne permet ni l'hystérie, ni la paralysie"... Nos éja.culateurs éructeurs précoces sont prompts à monter sur les barricades du verbiage insipide. qu'ils commencent par réfléchir au lieu de pérorer inutilement.