Brexit : la campagne baisse d'un ton

le , mis à jour à 10:16
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Brexit : la campagne baisse d'un ton
Brexit : la campagne baisse d'un ton

Pendant trois jours, le monde politique s’est arrêté de tourner au Royaume-Uni. La campagne pour le référendum a fait une pause par respect pour Jo Cox, la députée travailliste assassinée jeudi dernier. La vie a finalement repris dans les rues : les militants ont réinstallé leurs stands et accostent à nouveau les passants. « On nous a demandé de tenir un discours positif et de ne pas répondre aux provocations, explique Tristan, distribuant des prospectus pour le in, on reçoit moins d’invectives qu’avant. »

Dimanche, le Premier ministre, David Cameron, a publié une tribune dans le quotidien « The Sunday Daily » : « Ce n’est pas facile, après la mort de Jo Cox, de revenir au référendum. Mais nous en avons le devoir, parce que, comme elle le disait elle-même, notre pays est face à un choix fondamental. »

Beaucoup espéraient que cet événement changerait le ton de la campagne. « Les politiques devraient être plus respectueux et arrêter les attaques personnelles », explique Paul, un garagiste. Il n’avait sans doute pas lu l’interview que le Premier ministre a donnée à un autre quotidien du dimanche, « The Sunday Times ». David Cameron y compare l’ancien maire de Londres, Boris Johnson, à un parent irresponsable et le Brexit à un véhicule dangereux : « Seriez-vous prêt à faire monter votre famille dans une voiture dont on vous a dit qu’elle était défectueuse ? » Signe que les tensions ne sont pas complètement apaisées...

Vote Leave (pour le retrait de l’Union européenne) a plutôt subi les critiques de ses opposants en faisant le dos rond ces dernières heures. Boris Johnson, lors d’un meeting dans le centre de Londres, a même tenté de dédiaboliser son camp, qu’on accuse souvent d’être raciste et anti-immigration. Il s’est prononcé pour « l’amnistie des immigrants illégaux » qui vivent dans le pays depuis douze ans. Une annonce qui a été huée par des militants dans la ...

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