Brexit : l'Europe face aux scénarios du divorce

le , mis à jour à 07:34
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Brexit : l'Europe face aux scénarios du divorce
Brexit : l'Europe face aux scénarios du divorce

Et maintenant, place aux travaux pratiques. Confrontés pour la première fois de leur histoire à un cas de divorce en leur sein, les dirigeants européens se retrouvent aujourd'hui et demain à Bruxelles. Cinq jours après le séisme provoqué par le Brexit, ils vont tenter d'accorder leurs violons sur les conditions de départ des Anglais mis sous pression hier par le trio Angela Merkel-François Hollande-Matteo Renzi.

David Cameron aura encore son couvert ce soir lors du dîner à 28 lorsque le Premier ministre britannique présentera ses conclusions. La séparation va prendre du temps. « Le Brexit, c'est comme lors d'un divorce : entre le moment où il est décidé et le rendez-vous chez le juge, il peut se passer des mois », explique un conseiller de l'Elysée. Raccourcir les délais, c'est justement l'objectif de Hollande. « La procédure de départ doit donc être enclenchée au plus vite », confie ainsi Harlem Désir, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes.

Seul le Royaume-Uni peut activer l'article 50 du traité de Lisbonne qui ouvre formellement la porte de sortie aux Anglais dans un délai de deux ans. David Cameron a prévenu qu'il n'entendait pas « invoquer » lui-même cet article à Bruxelles. Il faudra attendre au moins le 2 septembre et la désignation de son successeur issu du camp du « non » pour enclencher la procédure. Si elle est lancée un jour... Car une petite musique anti-Brexit se fait entendre à Londres, où 3,7 millions de personnes réclament un nouveau référendum.

Même le chef de file des pro-Brexit et favori pour remplacer Cameron, le conservateur Boris Johnson, s'est dit favorable à une sortie « sans précipitation ». En gagnant du temps, le Royaume-Uni espère ainsi négocier son départ au mieux de ses intérêts. Comme, par exemple, la protection de la City à Londres ou l'accès au marché unique si essentiel pour son économie : 50 % des exportations britanniques sont à ...

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  • phili646 il y a 5 mois

    C'est parce ce que la sortie d'un état membre a toujours été considérée comme un tabou que l'article 50 a été aussi mal ficelé ?