Brexit : l'Europe craint l'implosion

le , mis à jour à 12:09
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Brexit : l'Europe craint l'implosion
Brexit : l'Europe craint l'implosion

Un premier ministre britannique tient dans ses mains l'avenir de l'Union européenne tout entière. Même si elle paraît un peu grandiloquente, cette formule n'aura jamais été aussi fortement ressentie, hier, dans les couloirs du sommet de Bruxelles. Pourquoi ? Tout simplement parce que le 23 juin, la Grande-Bretagne se prononcera par référendum pour dire oui ou non à son maintien au sein de l'UE. Dès ce soir, à Londres, les partisans du « in » (favorables à l'Europe) se lanceront frontalement contre ceux du « out » (partisans du retrait). Les meetings électoraux vont s'enchaîner. Et, si au bout du compte le Royaume-Uni largue les amarres, le navire européen aura bien du mal à s'en remettre. « Ce serait la première fois qu'un pays membre quitterait la famille, et pas le moindre puisque la Grande-Bretagne est un des poids lourds avec la France et l'Allemagne. La dynamique communautaire serait brisée et le risque d'un éclatement, réel », analyse un diplomate français.

Une pression énorme sur les épaules de Cameron

Dès lors, la pression est énorme sur les épaules de David Cameron. La nuit dernière, le locataire du 10 Downing Street a tenté d'arracher d'ultimes concessions à ses partenaires.

Un de ces marathons diplomatiques dont Bruxelles a le secret. Car pour faire campagne en faveur du « in » et mettre tout son poids dans la balance, Cameron avait prévenu qu'il ne devait pas revenir les mains vides à Londres. Il souhaitait d'abord que la Grande-Bretagne puisse bénéficier d'un « frein d'urgence » pour limiter, pendant une période pouvant aller jusqu'à quatre ans, le versement des allocations sociales aux ressortissants européens. Une mesure qui vise d'abord les ressortissants d'Europe de l'Est. Cameron plaidait ensuite pour que les Parlements nationaux — et donc britannique — puissent dire non, au terme d'un mécanisme complexe, à une réglementation européenne qui ne leur conviendrait pas. Un ...

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  • odnaz il y a 11 mois

    Le problème de l'Europe ce n'est pas l'Angleterre, c'est la monstrueuse administration anti-démocratique de l'UE et le concept anti-historique de ce montage artificiel. Ajoutez à cela l'€ et vous avez (aviez) l'annonce d'un naufrage résultat d'une énorme erreur de jugement.

  • M5649485 il y a 11 mois

    virez moi ces rosbifs !!!!

  • charleco il y a 11 mois

    On peut se passer de l'Angleterre, elle est plus proche des USA que de l'Europe. Oui au Brexit et US go home!

  • bordo il y a 11 mois

    L'Angleterre sortir de l'Europe ? La belle affaire, elle n'y est jamais vraiment rentrée. La construction européenne, c'était très bien après-guerre pour rapprocher les peuples, aujourd'hui, à part fournir du boulot à des fonctionnaires européens qui ne payent pas d'impôts et des ennuis aux ressortissants des pays adhérents, à quoi cela sert-il ?