Brexit : l'amusante europhilie du football anglais

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La sélection anglaise pratique un jeu de plus en plus proche des standards continentaux, laissant son traditionnel kick and rush sur le banc de touche. 
La sélection anglaise pratique un jeu de plus en plus proche des standards continentaux, laissant son traditionnel kick and rush sur le banc de touche. 

Tandis que les Britanniques se prononcent par référendum sur leur rattachement à l'Union européenne, penchons-nous sur le rapport que leur sport national entretient avec l'Europe.

Le football anglais traverse une crise identitaire. Dans le berceau du ballon rond, elle apparaît comme une préoccupation nationale. Après le nul décevant lors du match d'ouverture contre la Russie, les critiques ont fusé de tous les côtés concernant le jeu peu efficace pratiqué par l'équipe du sélectionneur Roy Hodgson. Graham Taylor, au même poste entre 1990 et 1993, a son avis tranché sur la question : « Notre échec s'explique par le fait que l'on n'a pas joué à l'anglaise, et non l'inverse ». Il poursuit : « Cette façon de jouer fait partie de notre culture, de notre héritage national. » Comment caractériser ce que décrit Graham Taylor ? Les spécialistes du rectangle vert évoquent un jeu rapide, intense et peu technique. On résume cette pratique du football avec l'expression consacrée « kick and rush ».

Une philosophie continentale du football

L'Angleterre, aussi bien dans son championnat que dans sa sélection, a tendance à s'éloigner de cette tradition. La globalisation touche également le football. En 2001, cataclysme : la sélection est pour la première fois entraînée par un étranger, en la personne du Suédois Eriksson. Les réactions xénophobes déferlent dans les tabloïds...

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