Brexit-Hollande demande à May de justifier son manque d'empressement

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    DUBLIN, 21 juillet (Reuters) - François Hollande a de 
nouveau souhaité jeudi que le Royaume-Uni notifie le plus 
rapidement possible sa décision de sortir de l'Union européenne 
et précisé qu'il demanderait à Theresa May de lui expliquer les 
raisons de son manque d'empressement. 
    Interrogé sur les quelques mois que la nouvelle Première 
ministre britannique souhaite prendre avant de notifier la 
volonté du Royaume-Uni de quitter l'Union, le président français 
a répondu qu'"il faudrait qu'il y ait des justifications". 
    "Si c'est pour retarder la négociation qui elle-même 
pourrait prendre du temps, je pense que ce serait créer une 
incertitude dommageable. Si c'est pour avoir un peu plus de 
temps avant la négociation pour que la négociation elle-même 
soit plus courte, ça se discute", a-t-il ajouté au côté d'Enda 
Kenny, Premier ministre irlandais, lors d'une visite de travail 
à Dublin. 
    François Hollande a précisé qu'il discuterait avec la 
chancelière allemande, Angela Merkel, après avoir reçu Theresa 
May à l'Elysée jeudi en fin d'après-midi. "J'échangerai avec 
elle pour savoir exactement la réponse à donner", a-t-il dit. 
    Le président français avait auparavant déclaré qu'avec le 
Royaume-Uni "il ne peut pas y avoir de discussion qui 
précéderait la négociation, avec Madame Merkel de ce point de 
vue nous partageons la même approche : il faut ouvrir la 
négociation, le plus tôt sera le mieux, dans des conditions qui 
doivent être établies". 
    Dans une déclaration commune, les dirigeants français et 
irlandais ont souhaité que le Royaume-Uni notifie son intention 
de quitter l'Union européenne "le plus rapidement possible". 
    "Le Premier ministre et le président se sont également mis 
d'accord sur l'importance de maintenir le partenariat le plus 
étroit possible entre l'Union européenne et le Royaume-Uni, 
fondé sur l'équilibre des droits et des obligations, y compris 
pour ce qui concerne les quatre libertés", poursuit la 
déclaration.   
 
 (Jean-Baptiste Vey à Paris, avec John Irish à Dublin, édité par 
Yves Clarisse) 
 
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