Brexit-Hollande compréhensif face à May mais veut de la rapidité

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    * Hollande et Merkel tiennent le même langage 
    * May veut contrôler l'accès des Européens au Royaume-Uni 
    * Hollande évoque des dérogations limitées obtenues par 
Cameron 
 
 (Actualisé avec autres éléments et citations) 
    PARIS, 21 juillet (Reuters) - La France comprend que le 
Royaume-Uni ait besoin de temps avant de notifier sa décision de 
quitter l'Union européenne mais plus tôt il le fera, mieux ce 
sera pour toutes les parties concernées, a déclaré jeudi 
François Hollande au côté de Theresa May. 
    A l'issue d'un entretien à l'Elysée avec la nouvelle 
Première ministre britannique, le président français a répété 
que le Royaume-Uni ne pourrait prétendre conserver l'accès au 
marché unique européen que s'il continuait à respecter les 
quatre libertés de circulation européennes : capitaux, biens, 
services et mouvement des personnes. 
    Theresa May a souligné que le peuple britannique avait fait 
parvenir dans son vote pour la sortie de l'Union "un message 
très clair, à savoir que nous devons introduire des contrôles 
quant au mouvement des personnes venant de l'Union européenne 
vers le Royaume-Uni". 
    "Le gouvernement doit assurer cela pour le peuple 
britannique", a-t-elle ajouté. 
    "C'est le point le plus crucial, c'est celui là même qui va 
être l'objet de la négociation", a ajouté François Hollande. 
    Insistant sur le fait qu'aucune des quatre libertés n'était 
séparable des autres, le président français a dans le même temps 
semblé esquisser une piste pour les futures négociations. 
    "Avec David Cameron, avant le référendum, il y avait eu un 
certain nombre de dérogations très limitées qui n'entravaient 
pas la libre circulation des personnes", a-t-il ainsi déclaré. 
     
    MAY ÉVOQUE À NOUVEAU LA FIN DE L'ANNÉE 
    Pour la France, le Royaume-Uni doit notifier l'article 50 
"dans les meilleurs délais", a dit François Hollande. 
    "Il ne peut y avoir de discussion ou de pré-négociation 
avant la négociation mais il peut y avoir la préparation de 
cette négociation et nous pouvons comprendre que votre 
gouvernement, qui vient de se constituer, ait besoin de ce temps 
mais je le répète le plus tôt sera le mieux dans l'intérêt 
commun", a-t-il ajouté. 
    Theresa May a quant à elle répété que cette notification 
n'interviendrait pas avant la fin de l'année. 
    La réponse du président français, qui a été depuis le 
référendum un des plus pressants des partenaires européens du 
Royaume-Uni, correspond à celle faite la veille par Angela 
Merkel, qui a reçu Theresa May à Berlin. 
    "On peut parfaitement comprendre que le Royaume-Uni a(it) 
besoin de temps", avait déclaré la chancelière allemande, tout 
en soulignant que "personne ne souhaite une longue période 
d'incertitude. Ni le peuple britannique, ni les pays membres de 
l'UE". 
 
 (Jean-Baptiste Vey et Elizabeth Piper, édité par Myriam Rivet) 
 
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