Brexit-Goldman Sachs pense à s'étendre à Francfort et Dublin

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    LONDRES, 5 mai (Reuters) - Goldman Sachs  GS.N  a eu des 
discussions avec différentes villes à travers l'Europe et 
envisage de renforcer son implantation à Francfort et à Dublin 
en raison des risques liés au Brexit, a déclaré son directeur 
général, cité vendredi par la BBC. 
    Lloyd Blankfein estime que le centre financier de Londres 
pourrait souffrir des bouleversements induits par une sortie de 
la Grande-Bretagne de l'Union européenne.  
    Interrogé sur une éventuelle perte d'influence de la place 
londonienne après trois décennies d'expansion, Lloyd Blankfein a 
répondu à la BBC: "Je ne pense pas que cela va totalement se 
retourner."  
    "Elle (la place londonienne) va caler, elle pourrait revenir 
un peu en arrière, cela dépend simplement de beaucoup de choses 
sur lesquelles nous n'avons pas de certitudes et je sais qu'il 
n'y a pas de certitude pour le moment", dit-il dans un article 
publié sur le site web de la BBC. 
    La plupart des établissements financiers dans l'Union 
européenne sont basés actuellement à Londres mais nombre de 
banques ont prévenu qu'elles accélèreraient leurs projets de 
déménagement en cas de perte de leur passeport financier, qui 
permet d'accéder au marché unique. 
    Goldman Sachs souhaite la mise en place d'une période 
d'évaluation d'au moins "quelques années" une fois que l'accord 
sur une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne sera 
finalisé, a dit son directeur général. 
    La banque, qui emploie 6.500 personnes au Royaume-Uni, dit 
disposer de "plans d'urgence" pour transférer du personnel en 
fonction des résultats des négociations sur le Brexit. 
    Si aucune période d'évaluation n'est convenue après le 
Brexit, les banques comme Goldman Sachs n'auront d'autres choix 
que de délocaliser "prématurément" leurs activités et leur 
personnel, met en garde Lloyd Blankfein.  
    En mars dernier, le directeur général pour l'Europe de 
Goldman Sachs, Richard Gnodde, avait dit que la banque 
commencerait à transférer des centaines de salariés hors de 
Londres avant même la conclusion d'un accord sur le Brexit. 
  
    Selon Lloyd Blankfein, la banque veut éviter au maximum de 
supprimer des emplois. Il estime que dans 10 ans, Londres 
restera sans doute toujours de loin son plus grand bureau 
européen. 
    "Nous avons espoir de pouvoir exercer nos activités de 
manière aussi proche que possible de la manière dont nous 
l'exerçons aujourd'hui", a-t-il dit. 
    L'Union européenne devrait publier un projet de texte le 
mois prochain qui pourrait être le prélude à une obligation 
d'effectuer les opérations de compensation en euros hors de 
Grande-Bretagne.  
    Actuellement, de vastes volumes de transactions libellées en 
euros sont traités par des chambres de compensation installées à 
Londres en raison de son statut de centre financier mondial. La 
zone euro a longtemps souhaité obtenir plus de contrôle de cette 
activité et la décision de la Grande-Bretagne de quitter l'UE 
ouvre la voie à une telle opération. 
    LLoyd Blankfein a dit à la BBC qu'il était important de se 
prémunir contre les changements rapides ou la fragmentation de 
l'activité financière, jugeant que cela pourrait constituer un 
risque pour la sécurité du système financier. 
 
 (Guy Faulconbridge; Claude Chendjou pour le service français, 
édité par Bertrand Boucey) 
 

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