Brexit-Farage juge possible une contribution au budget de l'UE

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    PARIS, 30 juin (Reuters) - Le président du Parti de 
l'indépendance du Royaume-Uni (Ukip), Nigel Farage, qui a fait 
campagne pour le "Brexit", estime dans une interview publiée 
jeudi par Le Figaro qu'un compromis est possible sur une 
contribution de la Grande-Bretagne au budget de l'Union 
européenne mais pas sur la circulation des personnes. 
    "Il peut y avoir des compromis avec l'UE, y compris sur une 
éventuelle contribution britannique au budget de l'UE, bien que 
je n'en voie pas vraiment la raison", déclare le dirigeant 
populiste. "Mais il n'y aura pas de compromis sur ce que 
l'Europe appelle la 'libre circulation'." 
    "Un coup de frein à l'immigration européenne, c'est ce que 
nous ont réclamé 17,5 millions d'électeurs", ajoute Nigel 
Farage, un des dirigeants politiques britanniques qui ont été à 
la pointe de la campagne pour la sortie du Royaume-Uni de l'UE. 
    Or pour une partie au moins des dirigeants des 27 membres de 
l'Union européenne, dont le chef de l'Etat français, François 
Hollande, le respect de la liberté de la circulation des 
personnes est une des conditions à remplir si le Royaume-Uni 
veut continuer à accéder au marché intérieur européen. 
    Nigel Farage se rallie par ailleurs à ceux qui estiment que 
la procédure de sortie du Royaume-Uni, en vertu de l'article 50 
du traité européen, doit être déclenché sans tarder.  
    "Je commence à penser que l'incertitude nous coûte, qu'il 
faut avancer et activer l'article 50 avant septembre ou octobre. 
Peut-être pas demain mais sans tarder", dit-il. 
    "Si ce n'est pas le premier ministre (David Cameron) 
lui-même qui saute le pas, son cabinet peut le faire à sa place. 
Il serait aussi raisonnable de mettre en place la future équipe 
de négociation avec l'UE", ajoute-t-il. 
    Revenant sur la victoire du "oui" à la sortie de son pays de 
l'UE lors du référendum de jeudi dernier, il estime que c'est 
"la victoire des gens modestes, contre les pouvoirs établis, la 
classe politique, Siemens et Goldman Sachs, contre le FMI et 
même le président Obama".  
    "Et croyez-moi, les Britanniques ne seront pas les derniers 
à quitter l'UE", ajoute-t-il. 
 
 (Emmanuel Jarry) 
 
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  • odnaz il y a 5 mois

    Vous serez tous bien penauds si dans 3 ans la GB se porte bien. Farage est simplement un lucide : vous, nous, les 27 nous construisons une nouvelle Tour de Babel avec naïveté et prétention. On a vu comment se terminent les conglomérats d'Etats disparâtres , l'URSS et la Yougoslavie. C'est de cette réussite possible de la GB "libérée" qu'ont peur les leaders européens et l'UE. Mais par pitié attendons avant de lancer des anathèmes. Ce n'est pas à 5 jours du Brexit qu'on peut juger.

  • 22329524 il y a 5 mois

    Farage et Johnson - ah les Kons - ont déclenché la DOOMSDAY Machine .....

  • M5649485 il y a 5 mois

    et çà continue à poser ses conditions............dehors c'est dehors !!!!!!rien à fout.... de ce qu'il" juge possible" ou non ....

  • Road40 il y a 5 mois

    il a besoin de son salaire de deputé europeen ...lol . quand on entends cet energumene dire a la tribune du parlement europeen , ces derniers jours , que depuis 12 ans il fait tout pour que le royaume uni sorte ....on comprends pourquoi l'union patine depuis ! dehors Farage et va t'azmuser chez toi .ca suffit !

  • dhote il y a 5 mois

    Il a le droit de le croire mais les faits lui donneront tort,; à suivre.

  • m.naji1 il y a 5 mois

    Bon courage monsieur Farage RDV dans 6 mois......