Brexit : Erasmus dans le brouillard anglais

le , mis à jour à 07:36
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Brexit : Erasmus dans le brouillard anglais
Brexit : Erasmus dans le brouillard anglais

Le référendum britannique, Imane l'a suivi heure par heure toute la nuit de jeudi à vendredi, n'en croyant pas les réseaux sociaux qui laissaient filtrer l'imminence du Brexit. Cette Toulousaine de 20 ans, étudiante en économie, rêve depuis l'enfance de l'effervescence londonienne. Dans deux mois, elle s'envolera finir sa licence à l'université de Reading, à l'ouest de la capitale, dans le cadre du programme européen Erasmus. « Heureusement que j'ai décidé de faire mon année à l'étranger dès maintenant et de ne pas attendre le master », soupire la jeune femme. Car, si le Brexit ne change rien pour 2016-2017, la mobilité future des jeunes vers l'Angleterre vient d'entrer en zone de turbulences.

 

Le Royaume-Uni est la première destination Erasmus des élèves français, avec près de 7 000 départs par an, selon les statistiques européennes. La fin pure et simple des échanges universitaires avec l'outre-Manche semble peu probable. Mais les étudiants ont peur de perdre leurs bourses européennes (de l'ordre de 800 € l'année) et de voir en parallèle s'envoler les tarifs des facultés du Royaume. Celle d'Imane, à Reading, lui coûte 400 € grâce à Erasmus — soit le prix de ses frais d'inscription français. « Sinon, il me faudrait débourser comme les Anglais 9 000 £ par an, voire 15 000 (NDLR : 11 000 € à 18 450 €), selon le prix appliqué normalement aux étrangers », calcule-t-elle.

 

Un programme appliqué au-delà l'UE

 

Du côté des organisations étudiantes, on rassure. « Le programme Erasmus n'est pas conditionné à l'appartenance à l'Union européenne, des pays non membres comme la Turquie en font partie, relève Loris Gaudin, chargé des questions internationales à la fédération des associations étudiantes Fage. Le Royaume-Uni devrait rester membre de l'espace européen d'enseignement supérieur. »

 

Pour autant, les négociations sur les modalités de départ de l'UE ...

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  • DBriq il y a 6 mois

    Parce que ceux qui ont voté Leave ne sont pas des pleurnichards? Effectivement, vous pouvez parler de propagande, vous savez ce que c'est!