Brexit : dans la tête de Boris Johnson

le , mis à jour à 09:25
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Brexit : dans la tête de Boris Johnson
Brexit : dans la tête de Boris Johnson

« J'ai autant de chance de devenir Premier ministre que de trouver Elvis sur Mars ou de me réincarner en olive. » Ainsi parlait Boris Johnson il y a quelques années, quand on l'interrogeait sur sa dévorante ambition. On imagine que le truculent leadeur du « leave » ne retrouvera jamais le chanteur et ne devrait pas non plus être un jour réincarné en petit fruit méditerranéen. Mais, après la nette victoire du non à l'Europe, ses chances de pousser la porte du 10 Downing Street sont plus sérieuses que jamais. Même si ce sont les parlementaires du Parti conservateur qui désigneront le successeur de David Cameron, lors de leur congrès en octobre, le quinquagénaire (52 ans) à la démarche d'ours et aux cheveux hirsutes est devenu le favori des bookmakers. Devant la secrétaire d'Etat à l'Intérieur Theresa May et le ministre de la Justice Michael Gove, deux autres ténors du « out ».

 

Mais, alors que toutes les conditions sont réunies pour qu'il prenne les rênes du pays, Boris Johnson est resté étonnamment discret sur ses intentions. Un parlementaire cité par « The Sun » raconte les hésitations de son ami Bojo : « Au fond de lui, il ne pensait pas que tout cela pouvait arriver, il ne croyait pas que le vote leave gagnerait. Maintenant, il a besoin d'un peu de temps et d'air pour prendre sa décision. » Car la suite s'annonce compliquée. Les émissaires du gouvernement britannique devront aller à Bruxelles négocier les détails du divorce qui pourrait prendre jusqu'à sept ans, peut-être même davantage selon les experts. Rien de très réjouissant pour le futur Premier ministre, quel qu'il soit.

 

 

Né aux Etats-Unis, dans le quartier le plus huppé de New York, Johnson a conservé la double nationalité anglo-américaine jusqu'à l'année dernière. Francophone grâce à une grand-mère franco-britannique, il a démarré sa vie professionnelle comme journaliste au « Times », avant de se faire ...

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  • M4098497 il y a 6 mois

    Les politiques devraient effectuer un stage de pilotage ou ils apprendraient qu'en cas d'impossibilité de se poser à destination il faut penser à un plan "B" qui s'appelle terrain de déroutement.

  • t_n_t il y a 6 mois

    les moutons ont voté, le berger va t il les mener vers des vastes prairies ou a l’abattoir ?...