Brexit-Boris Johnson défend une immigration adaptée aux besoins

le
0
    LONDRES, 12 mai (Reuters) - L'immigration que le Royaume-Uni 
continuera d'accepter s'il décide de quitter l'Union européenne 
dépendra de ses besoins économiques, a déclaré mercredi l'ancien 
maire de Londres, Boris Johnson, qui a pris de fait la tête de 
la campagne en faveur d'un Brexit. 
    Les sondages montrent que l'immigration est un sujet-clé 
pour les électeurs à l'approche du référendum du 23 juin. Les 
partisans d'une sortie de l'Union ont fait de la récupération 
par le pays du contrôle de ses frontières un point central de 
leur campagne.  
    Du côté des entreprises, plusieurs firmes ont fait part de 
leur inquiétude quant à la possibilité de recruter des salariés 
européens à l'issue d'une sortie de l'Union. 
    Boris Johnson a refusé de donner une limite chiffrée au 
nombre de migrants qu'accepterait le pays en cas de Brexit. 
    "Je n'ai pas de chiffre en tête et je ne voudrais pas fixer 
de chiffre, mais il faudrait regarder chaque secteur et 
déterminer quels sont les besoins de l'économie, et là où 
l'immigration est utile", a-t-il dit à des journalistes alors 
qu'il se trouvait dans le sud-ouest de l'Angleterre à l'occasion 
d'un des nombreux arrêts de son tour du pays pour défendre le 
"non" au maintien dans l'UE. 
    "Je mettrais en place un système où l'on juge chaque cas en 
fonction de son mérite et où on le contrôle", a-t-il ajouté. 
    Le Premier ministre David Cameron, partisan du maintien dans 
l'Union européenne, n'a pas ou tenir une promesse de sa campagne 
de 2010, qui proposait de réduire à 100.000 entrées par an le 
solde migratoire net. Le niveau actuel est proche du triple, 
selon les chiffres officiels. 
    Le populaire Boris Johnson, souvent présenté comme un 
successeur potentiel de David Cameron, estime que la classe 
politique est de mauvaise foi quant à la question de 
l'immigration. Plutôt que d'avancer des chiffres, dit-il, il 
importe de reprendre le contrôle de qui peut entrer au 
Royaume-Uni. 
    "Je suis pour l'immigration (...) mais une immigration 
contrôlée et qui soit honnête et transparente", a-t-il dit. "Les 
politiques, s'ils choisissent une politique favorable à 
l'immigration, doivent prendre leurs responsabilités, monter à 
la tribune et expliquer pourquoi." 
 
 (Kylie MacLellan; Julie Carriat pour le service français, édité 
par Danielle Rouquié) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant