Brexit : à qui le tour ?

le , mis à jour à 09:30
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Brexit : à qui le tour ?
Brexit : à qui le tour ?

A qui le tour ? Les partis populistes européens se sont senti pousser des ailes hier matin, dès qu'ils ont su que le Royaume-Uni s'était autobouté hors de l'Europe. Déjà portée par des succès électoraux de plus en plus spectaculaires -- comme récemment en Autriche, où il s'en est fallu de peu qu'elle n'emporte la présidentielle --, l'extrême droite européenne se prend à rêver de provoquer des référendums en cascade. Aux Pays-Bas, Geert Wilders, leadeur du Parti pour la liberté, a demandé, aussitôt le Brexit connu, une consultation populaire.

 

Un « Nexit » ou un « Czexit » ?

Le député d'extrême droite joue sur du velours : une majorité des Néerlandais se disent favorables à un référendum sur le « Nexit » (contraction de « Netherlands exit »). Dans ce pays, l'un des six fondateurs de la Communauté européenne en 1957, un premier coup de semonce avait eu lieu en avril, quand 60 % des votants à un référendum consultatif s'étaient opposés à la ratification par les Pays-Bas de l'accord d'association de l'Ukraine avec l'UE.

 

VIDEO. Nadine Morano: le Brexit montre que « l'Europe inquiète les peuples »

 

Ailleurs aussi, l'Europe subit les coups de boutoir de ces formations populistes et souverainistes, qui jouent désormais les premiers rôles. En République tchèque, la menace vient du pouvoir lui-même : le Premier ministre, Bohuslav Sobotka, avait déjà averti que, en cas de victoire du « leave » anglais, il serait difficile d'éviter à terme un référendum sur le « Czexit ». En Italie, le chef de la Ligue du Nord, Matteo Salvini, a félicité les Britanniques — dès 6 heures hier  ! — sur Twitter, avec ce message plein d'espoir  : « Maintenant, c'est notre tour  ! » En Suède et au Danemark, de nombreuses voix appellent à renégocier leur appartenance à l'UE. Ce risque d'un effet domino prend toute sa dimension quand on scrute le ressentiment contre Bruxelles pays par ...

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  • frk987 il y a 6 mois

    Laissons l'art de ramasser les pommes aux gouvernements nationaux, il n'y a que dans ce genre de domaine où ils excellent dans le délire, mais de grâce que ça ne vienne pas de Brucelles.

  • frk987 il y a 6 mois

    Le problème tout le monde le connaît sauf les technocrates, c'est l'immigration de gens inemployables qui n'apporteront ni richesse ni quoique ce soit, c'est le premier point, puis lorsque l'UE se décidera à se mettre au boulot sur les vraies questions : fiscalité, aides sociales, défense commune, gouvernement commun, alors...on pourra recommencer à y croire. Mais au diable votre calibrage des tomates et l'art de ramasser des pommes avec ou sans escabeaux.

  • gl060670 il y a 6 mois

    c est plutôt un vent d extrême droite anti immigration qui a soufflé en GB. le pragmatisme anglais en prend un sacré coup !! maintenant ils vont devoir assumer la décision d'un peuple qui a été manipulé et trompé.

  • M2286010 il y a 6 mois

    Ce n'est pas un vent Europhobe. C'est un mistral contre nos politiques sans idées, installés dans leur confort, soutenus par les les dizaines de milliers de fonctionnaires européens, grassement payés, dont les 2 seules fonctions semblent être: - Pondre des rapports inutiles de 300 pages à 100 000 €/unité. - Emm......er le monde.Ce mistral va rapidement devenir tempête, mais nos politiques, sans honte, vont s'accrocher aux branches !