Brexit : À Gibraltar, la peur panique de lendemains qui déchantent

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95 % des habitants du Rocher ont voté pour rester dans l'Union.
95 % des habitants du Rocher ont voté pour rester dans l'Union.

Dans les rues du «Peñon» (le Rocher), le nom donné à cette colonie britannique de 6,8 km2 accrochée au sud de la péninsule ibérique, la stupéfaction est de mise, mêlé à un sentiment de rage : comment les Britanniques ont-ils pu voter majoritairement en faveur d'une sortie de l'Union européenne ? Ailleurs, en Écosse ou à Londres, on se le demande aussi ; mais, à Gibraltar, ce bout de terre arraché à l'Espagne après le traité d'Utrecht de 1713, où plus de 95 % des 30 000 habitants ont voté en faveur du « Remain», la question prend une dimension de peur panique. Car que va-t-il advenir de ce territoire, revendiqué par l'Espagne (Madrid rappelle sans cesse qu'en vertu du traité d'Utrecht, le Peñon doit automatiquement lui revenir s'il cesse d'être une colonie britannique), sachant que, désormais, cet appendice ibérique sera une frontière extérieure de l'UE ?

Plus concrètement, qu'en sera-t-il de la «libre circulation de biens, des personnes, des services et des marchandises» entre l'Espagne et Gibraltar, dont l'unique frontière terrestre débouche sur la ville andalouse de La Linea de la Concepcion ? Peut-on craindre, comme certaines rumeurs s'en font l'écho, une possible prochaine fermeture de cette frontière décidée par Madrid, comme cela était arrivé lors des années de plomb du franquisme et avait obligé ce petit territoire à être ravitaillé de Londres par voie aérienne ?

«Le...

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  • gl060670 il y a 12 mois

    maintenant il faut assumer !!

  • M2141043 il y a 12 mois

    encore n'importe quoi. Andorre n'est pas dans EU est tire infiniment profit de ce statut...Gibraltar, futur Monaco ou Andorre, voilà l'avenir, autrement plus intéressant que les échanges avec l'Espagne, qui d'ailleurs seront freinés en rien, les riches espagnols ayant toutes les raisons d'y placer leur capital...