Brève garde à vue pour l'avocat corse Pascal Garbarini

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BRÈVE GARDE À VUE POUR L'AVOCAT CORSE PASCAL GARBARINI
BRÈVE GARDE À VUE POUR L'AVOCAT CORSE PASCAL GARBARINI

PARIS/AJACCIO (Reuters) - L'avocat corse Pascal Garbarini a été brièvement placé en garde à vue mercredi à la direction centrale de la police judiciaire dans le cadre de l'enquête sur la bande dite du "Petit Bar" à Ajaccio, a-t-on appris de source policière.

L'avocat a été convoqué par les enquêteurs à Nanterre (Hauts-de-Seine) avant de se voir signifier son placement en garde à vue, a-t-on précisé.

Pascal Garbarini a été libéré mercredi soir au terme d'une journée de garde à vue sans qu'aucune charge ne pèse contre lui pour le moment, a par ailleurs indiqué une source judiciaire.

Le pénaliste insulaire inscrit au barreau de Paris et connu notamment pour avoir assuré la défense d'Yvan Colonna, est entendu dans l'enquête pour association de malfaiteurs, extorsion et blanchiment.

Ce dossier instruit à la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille avait conduit la semaine dernière à un vaste coup de filet. Une vingtaine de personnes ont été appréhendées ou extraites de cellule à Paris, Marseille et Ajaccio.

Pascal Garbarini a défendu certaines des personnes interpellées, notamment lors de l'enquête sur la tentative d'assassinat contre l'ex-leader nationaliste Alain Orsoni en 2008.

Outre l'association de malfaiteurs, les enquêteurs creusent le volet blanchiment de l'affaire.

"Des écoutes téléphoniques, des surveillances physiques, en particulier au cours d'un repas au palace parisien le Georges V, montrent que certains membres de la bande du Petit Bar voulaient investir des capitaux occultes à l'étranger", indique une source policière.

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, avait salué la semaine dernière le "coup décisif" porté à la bande du "Petit Bar", un établissement ajaccien où se retrouvent quelques poids lourds du banditisme insulaire.

Deux trentenaires connus du grand banditisme ont été mis en examen et écroués la semaine dernière par le juge Christophe Perruaux de la Jirs de Marseille.

Il s'agit de Jacques Santoni, un tétraplégique présenté par les enquêteurs comme le cerveau de la bande, et Pascal Porri, mis en examen par ailleurs pour le recel de la moto volée ayant servi aux tueurs d'Antoine Sollacaro, l'avocat tué à Ajaccio le 16 octobre 2012.

"Ce beau résultat s'inscrit dans le sillage de la résolution ces quinze derniers jours de trois autres dossiers majeurs intéressant la lutte contre la criminalité organisée en Corse", avait souligné Manuel Valls dans un communiqué.

Nicolas Bertin, avec Roger Nicoli à Ajaccio, édité par Gérard Bon

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