Bretagne : pourquoi la filière agroalimentaire est en piteux état

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Usine d'Hénaff à Pouldreuzic dans le Finistère.
Usine d'Hénaff à Pouldreuzic dans le Finistère.

La Bretagne est rattrapée par la crise. En 2012, le placement en redressement judiciaire du groupe volailler Doux, jusqu'alors leader européen dans son activité, a marqué les esprits. En quelques mois, le groupe, accablé de dettes, a perdu un millier d'emplois. Aujourd'hui, c'est son concurrent direct Tilly-Sabco qui accuse le coup et prévoit de réduire son activité de 40 %. Mercredi, des entreprises bretonnes ont donc tiré la sonnette d'alarme. La filière agroalimentaire est particulièrement touchée. Dans une interview au Point.fr, Jean-Luc Cade, le directeur général de l'Association bretonne des entreprises agroalimentaires, une des deux organisations à l'origine du mouvement de protestation, explique comment elle en est arrivée là.

Le Point.fr : Comment expliquez-vous les difficultés de la filière agroalimentaire bretonne ? Jean-Luc Cade : En Bretagne, les métiers agroalimentaires dépendent largement de la filière viande. Dans les années 50, la région s'est engagée dans l'élevage au moment où la France encourageait l'agriculture pour nourrir tout le monde. Petit à petit, des outils industriels ont été construits en liaison avec cette capacité de production animale, notamment avec l'essor des grands circuits de distribution dans les années 70 et la hausse de la consommation de viande. Résultat, quand vous êtes salarié dans la filière agroalimentaire bretonne, qui représente près de 25 000 salariés pour quelque 10 %...

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  • Garasixt le jeudi 17 oct 2013 à 16:40

    idoine 37, d'accord avec toi.lorant21, on commet les mêmes erreurs, toujours fabriquer de la m. ou des produits bas de gamme là où nous sommes en concurrence avec des pays bons marché (ex l'automobile). L'Allemagne a entrepris la démarche inverse, des produits de qualité qui se vendent à tout va et partout dans le monde. Nous sommes nous aussi capable de le faire, arrêtons de toujours vouloir produire plus, produisons de la qualité. Nos patrons doivent comprendre cela.

  • lorant21 le jeudi 17 oct 2013 à 15:00

    @idoine et @Graxit: yaka! fokon! la tendance est à la baisse de la consommation (fait sociétal) et à la hausse de la concurrence allemande (prix de production plus bas, gros élevages, travailleurs de l'est) ou polonaise.

  • idoine37 le jeudi 17 oct 2013 à 14:34

    il faut aussi reconnaître que ce n'est pas en produisant de la m....que l'on va décrocher plein de marchés. Quand on pense que des grandes surfaces vendent les cuisses de poulet à moins de 3 Euros le kilo, il ne faut pas s'attendre à manger du poulet de bresse....

  • Garasixt le jeudi 17 oct 2013 à 10:26

    Parce que nos patrons ne voient pas plus loin que leur bout de nez et qu'ils reproduisent d'années en années les mêmes erreurs.Les temps ont changé, ils faut que eux aussi changent. C'est la même chose pour l'automobile et le reste de l'industrie française. Ils ne prennent jamais les bonnes options à l'inverse de nos concurrents d'outre Rhin.