Bretagne : pour sauver une classe, un village vend des terrains 1 euro

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Le maire Paul Quéméner et sa première adjointe Marie-Pierre Coant s'opposent par tous les moyens à la fermeture d'une classe à Berrien.
Le maire Paul Quéméner et sa première adjointe Marie-Pierre Coant s'opposent par tous les moyens à la fermeture d'une classe à Berrien.

« Un jour, on vous ferme une classe ; quelques années après, on vous en ferme une deuxième ; après, l'Éducation nationale vous parle de rapprochement pédagogique avec une autre commune et, très, très vite, c'est la fermeture de l'école. Et un bourg comme le nôtre sans école... ben il meurt ! » Mais cette fatalité, Paul Quéméner n'en a pas voulu pour Berrien et ses 987 habitants. Si ailleurs, les parents occupent volontiers (et souvent en vain) l'école, dans ce village du Finistère, il a décidé de frapper un grand coup : il a mis en vente 10 terrains à 1? le mètre carré au mois de juin. Depuis la mairie croule sous les demandes.

Une semaine seulement après le lancement du projet, Paul Quéméner jubilait ! Il expliquait devoir arrêter de prendre les appels car la mairie en avait déjà reçu plus de 200. La commune avait déjà tenté de vendre les lots ? 800 mètres carrés de terrain viabilisé en moyenne ? à un peu moins de 10 ? le mètre carré, mais l'opération avait échoué. En revanche, l'euro symbolique a su séduire les futurs acquéreurs. Les dix terrains, tous voisins de l'école, sont aujourd'hui vendus.

L'idée folle de brader ses terres a déjà fait ses preuves. Un village normand l'a fait au mois d'avril. Lui aussi avait été complètement dépassé par les appels.

Le Télégramme

rappelle qu'une autre commune de Bretagne avait entrepris la même démarche il y a...

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