Brésil : violences meurtrières à Rio dans une favela de Copacabana

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Brésil : violences meurtrières à Rio dans une favela de Copacabana
Brésil : violences meurtrières à Rio dans une favela de Copacabana

Barricades en feu, échanges de tirs, jeunes jetant des pierres et des bouteilles en verre depuis les hauteurs sur la police et les voitures... Copacabana, le plus célèbre quartier de Rio de Janeiro (Brésil), s'est enflammé ce mardi, à moins de deux mois de la Coupe du monde de football. Une personne au moins est morte lors d'affrontements avec les forces de l'ordre.

C'est l'annonce, dans l'après-midi, du décès de Douglas Rafael Pereira, alias DJ, retrouvé mort dans une crèche de la favela, qui a déclenché la fureur de ce quartier pauvre perché à flanc de colline. A 25 ans, cet habitant du quartier était danseur pour un programme de la TV Globo, la fierté des jeunes du quartier.

Pris à tort pour un trafiquant de drogue, il a, selon des amis, été rossé à mort par des agents d'une Unité de police pacificatrice (UPP) installée depuis 2009 en prévision du Mondial (12 juin-13 juillet) et des Jeux olympiques 2016. Le gouvernement de Rio a installé un total de 39 UPP dans 174 favelas de la ville, afin d'en chasser les trafiquants.

Un déficient mental tué par balle

Selon un bref communiqué de la police, «le rapport fait sur place indique que les blessures de Douglas sont compatibles avec une mort occasionnée par une chute». Sa mère, Maria de Fatima da Silva, a raconté au site d'information G1 que Douglas était «mort à une heure du matin et présentait des traces de coups. Plus de douze heures après on a réussi à voir son corps. Il était en position de défense, avec des blessures partout. Il n'y avait pas de marque de balles».

«Tout a commencé vers 17h30. Il y a de la fumée partout, des tirs dans la rue et des personnes courent pour rentrer chez elles. De nombreux camions du Bope (NDLR : la police d'élite) viennent de monter dans la favela. On est bloqués chez nous, on ne peut pas sortir», a raconté un étudiant français résidant à l'entrée de la favela, à quelques centaines de mètres de l'immense plage ...

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