Brésil-Temer veut un projet de réforme des retraites d'ici 30 jours

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    BRASILIA, 17 mai (Reuters) - Le président brésilien par 
intérim, le centriste Michel Temer, s'est entendu lundi avec 
certains des dirigeants syndicaux en disant vouloir aboutir 
d'ici un mois à un projet de réforme du système des retraites. 
    L'ex-vice-président, arrivé au pouvoir jeudi dernier quand 
le Sénat a suspendu par un vote la présidente Dilma Rousseff, 
s'est engagé à combler un vide budgétaire équivalant plus de 10% 
du PIB l'an dernier. Il faudra pour cela modifier en profondeur 
le coûteux système des retraites, par exemple en relevant l'âge 
minimum de départ à la retraite. 
    Les participants aux discussions de lundi, qui étaient 
boycottées par la plus grande centrale syndicale du pays (la 
CUT, forte de 25 millions d'adhérents), sont convenus de créer 
un groupe de travail sur la réforme des retraites, qui 
comprendra deux syndicalistes et disposera de 30 jours pour 
présenter ses conclusions. La CUT a décidé de boycotter la 
rencontre car elle ne reconnaît pas la légitimité du 
gouvernement de transition présidé par Temer.  
    Les syndicats ont recommandé jusqu'à présent au gouvernement 
de légaliser les jeux d'argent, afin d'accroître les recettes 
fiscales. 
    Les syndicats demeurent catégoriquement opposés à une 
réforme globale des retraites et Michel Temer court le risque de 
les liguer contre son gouvernement, en place depuis que Dilma 
Rousseff a été renvoyée devant la justice pour des accusations 
de maquillages budgétaires. 
    "Temer n'a pas pris position lors de la réunion", a expliqué 
Antonio Netto, qui dirige la fédération syndicale CSB. "Ses 
ministres n'ont pas fait une seule proposition. Temer s'est 
borné à dire qu'il était pressé et voulait un projet dans 30 
jours". 
    A la réunion étaient aussi présents Ricardo Patah, à la tête 
de l'UGT, la deuxième centrale syndicale du pays avec 8,5 
millions d'adhérents, ainsi que le membre du Congrès Paulinho 
Pereira da Silva, grand adversaire de Rousseff qui a soutenu sa 
destitution et représentait, lundi, le mouvement Força Sindical. 
    Les dirigeants syndicaux ont demandé à ce que les droits des 
salariés ne soient pas remis en cause et ont dit qu'ils ne 
débattraient de modifications au système des retraites que si 
elles s'appliquaient aux nouveaux salariés arrivant sur le 
marché du travail. 
 
 (Lisandra Paraguassu et Alonso Soto; Eric Faye pour le service 
français) 
 
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