Brésil : Salvador de Bahia en état de siège

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Une grève des policiers brésiliens fait monter la violence, à une semaine du carnaval. L'armée est envoyée en renfort. La présidente Dilma Rousseff craint une contagion au reste du pays.

Visages cagoulés, revolvers aux poings et une myriade d'enfants et d'adolescents utilisés comme boucliers humains. C'est la stratégie des policiers de l'État de Bahia, retranchés depuis lundi dans l'Assemblée législative, au cœur de Salvador, la capitale, pour exiger une hausse des salaires.

Tout autour, des centaines de militaires de l'armée, envoyés directement par Brasilia, encerclent le bâtiment, avec pour mission de désamorcer le mouvement, et d'emprisonner les douze leaders de la grève. Ils ont coupé l'eau, l'électricité, et l'arrivage d'aliments. Mais la présence des enfants de grévistes, condamnée par la justice, les empêche de donner l'assaut.

À la frénésie succède la peur

Lancé il y a une semaine, le mouvement social est illégal, ces policiers militaires dépendant directement de l'armée. Et l'absence de forces de l'ordre dans la rue a provoqué une explosion de la criminalité.

Plus de 93 personnes ont été assassinées dans la seule ville de Salvador

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