Brésil: Rousseff et Neves à égalité à dix jours du second tour

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BRASILIA, 16 octobre (Reuters) - Deux nouveaux sondages publiés mercredi confirment que le second tour de l'élection présidentielle, le 26 octobre au Brésil, se jouera probablement dans un mouchoir de poche entre la présidente sortante, Dilma Rousseff, et son adversaire centriste Aecio Neves. A dix jours du scrutin, l'institut Datafolha crédite Neves de 45% des intentions de vote contre 43% pour la présidente sortante, qui brigue un second mandat. En excluant les électeurs indécis et les intentions de vote blanc ou nul, le rapport de force est 51%-49% en faveur de Neves. Les résultats du dernier sondage de l'institut Ibope sont rigoureusement identiques. L'écart est statistiquement nul, la marge d'erreur de ces deux sondages étant estimée à 2%. Ces nouvelles enquêtes d'opinion ont été effectuées avant le premier débat télévisé de l'entre-deux-tours où les deux candidats ont multiplié les attaques mardi soir, s'accusant mutuellement de mensonges, de corruption et de népotisme. Aecio Neves, le candidat surprise du premier tour, le 5 octobre, a reçu le soutien de l'écologiste Marina Silva, qui a appelé ses électeurs à se reporter sur lui. Au premier tour, Dilma Rousseff, candidate du Parti des travailleurs et héritière de Lula, est arrivée en tête avec 41,6% des voix, en recul de cinq points par rapport au premier tour du scrutin de 2010. Le candidat du Parti brésilien de la social-démocratie (PSDB) a rallié 33,6% des suffrages. Marina Silva, que les sondeurs voyaient au second tour, n'a pris que la troisième place avec un score de 21,3%. "Nous nous dirigeons vers une photo finish", estime le politologue Andre Cesar, qui s'attend par conséquent à un nouveau durcissement de la campagne. Au cours du débat, mardi soir, Dilma Rousseff, qui brigue un second mandat de quatre ans, a affirmé qu'une victoire de Neves, favori des milieux d'affaires, aurait un effet néfaste sur l'emploi et menacerait les acquis sociaux obtenus depuis l'arrivée du PT au pouvoir, avec l'élection de Lula en 2002. Aecio Neves a accusé pour sa part la présidente de mentir aux électeurs et a dénoncé des liens de corruption entre le Parti des travailleurs et la compagnie pétrolière Petrobras. (voir [ID:nL6N0SA0QO)) (Anthony Boadle; Jean-Philippe Lefief et Henri-Pierre André pour le service français)

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