Brésil-Première baisse des taux d'intérêt en quatre ans

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    BRASILIA, 19 octobre (Reuters) - La banque centrale 
brésilienne a, pour la première fois en quatre ans, baissé son 
taux directeur, entamant ainsi un cycle d'assouplissement 
monétaire destiné à hisser la première économie d'Amérique 
latine de sa pire récession en plus d'un siècle. 
    Sans surprise, les neuf membres du comité de politique 
monétaire connu sous l'acronyme Copom, ont tous voté en faveur 
d'une baisse de 25 points de base du taux de référence Selic, 
ainsi ramené à 14%. 
    Ce taux avait été porté l'an dernier à 14,25%, du jamais vu 
depuis dix ans et le niveau le plus élevé des dix premières 
économies mondiales, afin de juguler une inflation galopante. 
    Une écrasante majorité d'économistes interrogés par Reuters 
la semaine dernière s'attendaient à ce que Banco Central do 
Brasil réduise son taux de référence Selic.   
    Cette dernière a précisé qu'elle enclenchait un cycle de 
baisse de taux "modéré et progressif", tout en disant que des 
réductions de taux plus franches pourraient être décidées à 
l'avenir si le rythme de désinflation s'accélère et si le 
Congrès vote effectivement en faveur de mesures d'austérité. 
    "L'ampleur de l'assouplissement monétaire et une possible 
accélération de son rythme dépendront d'une évolution favorable 
de facteurs (...)", poursuit la banque centrale. 
    Aux yeux de certains analystes, cette dernière laisse 
effectivement sous-entendre un cycle de baisse de taux prolongé 
et marqué. 
    L'inflation a décéléré au cours des derniers mois et 
l'approbation par le Congrès d'une mesure clé d'austérité a 
donné à Ilan Goldfajn, le nouveau gouverneur de Banco Central do 
Brasil, suffisamment d'arguments pour réduire les taux. 
    Une baisse des taux donnera un coup de pouce aux efforts 
déployés par le président Michel Temer pour regagner la 
confiance des marchés. L'économie brésilienne est minée par une 
crise politique ayant conduit à la destitution de la présidente 
Dilma Rousseff fin août.   
    La reprise reste cependant fragile, le chômage étant élevé 
et la production industrielle en recul. L'inflation à 8,48% est 
également bien au-dessus de l'objectif officiel de 4,5%. 
 
 (Alonso Soto et Silvio Cascione, Benoît Van Overstraeten pour 
le service français) 
 
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