Brésil : les députés ont le sort de Dilma Rousseff entre leurs mains

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Brésil : les députés ont le sort de Dilma Rousseff entre leurs mains
Brésil : les députés ont le sort de Dilma Rousseff entre leurs mains

Un mois et demi après le début d'un séisme politico-judiciaire qui ébranle le pays, la présidente brésilienne est toujours dans la tourmente. Depuis ce vendredi matin, les députés débattent de son éventuelle destitution avant un vote qui aura lieu dimanche. La séance a commencé par la lecture du compte-rendu des faits. Puis le président de la Chambre, et ennemi juré Dilma Rousseff, Eduardo Cunha, lui-même inculpé de corruption dans le dossier Petrobras, a ouvert les débats.

Dilma Rousseff est accusée par l'opposition d'avoir maquillé les comptes publics pour minimiser l'ampleur des déficits en 2014, année de sa réélection, et en 2015. La présidente se dit victime d'une tentative de «coup d'État» institutionnel émanant d'une opposition conservatrice n'ayant pas accepté sa défaite électorale il y a deux ans. Un terme repris dans l'hémicycle ce vendredi par José Eduardo Carodoz, l'avocat général du Brésil.

La présidente brésilienne a bien essayé de mettre un terme au processus de destitution. Peine perdue. Dans la nuit de jeudi à vendredi, et au terme de huit heures de délibérations, la majorité des juges du Tribunal suprême brésilien ont rejeté un recours présenté par le défenseur de la présidente.

Une majorité des deux tiers nécessaire

Les députés ont commencé leurs débats dans une ambiance très tendue. «Les manœuvres fiscales» de la présidente ne sont pas «de simples infractions administratives» mais «un crime contre la Patrie», a notamment déclaré Miguel Reale Junior, l'un des juristes ayant rédigé la demande de destitution.

Dimanche, l'opposition devra rallier les suffrages des deux tiers des membres de la chambre basse (342 sur 513) pour que la destitution de Dilma Rousseff soit soumise à l'approbation du Sénat courant mai. Un vote à la majorité simple des sénateurs suffirait ensuite pour prononcer la mise en accusation de la présidente.

Dans l'attente d'un jugement ...

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