Brésil : le sort de Dilma Rousseff entre les mains des sénateurs

le , mis à jour à 18:47
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Brésil : le sort de Dilma Rousseff entre les mains des sénateurs
Brésil : le sort de Dilma Rousseff entre les mains des sénateurs

Les heures de Dilma Rousseff à la tête du Brésil semblent comptées. Ce mercredi, le Sénat brésilien a donné le coup d'envoi d'une séance historique durant laquelle il doit décider s'il écarte du pouvoir la présidente pour la soumettre à un procès en destitution pour maquillages des comptes publics.

La séance plénière a commencé avec une heure de retard à 10 heures, heure locale (15 heures, heure française). Le vote devrait survenir tard dans la nuit, l'opposition affirmant avoir la majorité simple (41 voix) requise pour suspendre pendant six mois Dilma Rousseff, dans l'attente de son jugement final.

Pour la présidente âgée de 68 ans, seul subsistait le mince espoir d'un sauvetage in extremis par le Tribunal suprême fédéral (STF). Mais le Brésil a rejeté mercredi après-midi le recours déposé mardi soir par la présidente brésilienne devant la haute juridiction.

Le vice-président Temer succéderait à Dilma Rousseff

En attendant le jugement définitif des sénateurs, qui pourrait intervenir en septembre, Dilma Rousseff devrait être remplacée d'ici vendredi par son ancien allié devenu rival, le vice-président Michel Temer. Le dirigeant du grand parti centriste PMDB, âgé de 75 ans, a claqué la porte de sa coalition fin mars. Il assumerait également la présidence jusqu'aux prochaines élections générales (présidentielle et législatives), prévues en 2018, en cas de destitution définitive de la président brésilienne.

L'opposition accuse la présidente d'avoir commis un «crime de responsabilité» passible de destitution selon la constitution, en maquillant sciemment les comptes publics pour dissimuler l'ampleur des déficits en 2014, année de sa réélection disputée, et en 2015. Concrètement, elle lui reproche d'avoir fait supporter aux banques publiques des dizaines de milliards de dépenses incombant au gouvernement et d'avoir décrété des dépenses non-inscrites dans la Loi de finances et ce sans ...

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