Brésil : faible mobilisation pour la destitution de Dilma Rousseff

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Brésil : faible mobilisation pour la destitution de Dilma Rousseff
Brésil : faible mobilisation pour la destitution de Dilma Rousseff

Alors que la procédure de destitution contre la présidente de gauche Dilma Rousseff doit être examinée le 16 décembre, des milliers de Brésiliens ont manifesté dimanche pour la quatrième fois de l'année dans les rues du pays, réclamant de départ de la dirigeante. La mobilisation était relativement faible dans ce pays de 204 millions d'habitants.

Ainsi à  Sao Paulo, la mégapole du pays, les chiffres variaient de 50.000 à 500.000 manifestants selon les organisateurs des différents mouvements, la police n'a, elle, pas fourni de chiffres.  A Rio, les organisateurs qui avaient avancé au départ le chiffre de 6.000 manifestants sur la plage de Copacabana, affirmaient en fin de journée que 60.000, 80.000 et même 100.000 personnes avaient défilé malgré une chaleur écrasante de 37 degrés. 

A Brasilia, quelque 6.000 manifestants selon la police (30.000 selon les organisateurs) ont défilé dans la matinée derrière une poupée gonflable de la présidente maquillée en «Pinocchio». Ils ont parcouru dans une ambiance bon enfant l'avenue qui relie le musée de la République au Congrès où, la semaine dernière, députés partisans et adversaires de la destitution en étaient venus aux mains.

Accusée de maquiller les comptes publics

«Le temps a montré l'incapacité de Dilma (Rousseff) à gouverner. Elle conduit le pays au fond du trou. Il y a des éléments pour un impeachment. Elle a maquillé les comptes publics», a déclaré Adriano de Queiroz, un ingénieur de 36 ans.

Les manifestations de dimanche étaient considérées comme un test pour mesurer l'insatisfaction populaire qui pourrait peser sur le vote des parlementaires lors de la procédure de destitution de Dilma Rousseff, accusée de maquillage des comptes publics.

Avec une cote de popularité de 10% seulement, la présidente pâtit de la récession économique et du scandale de corruption au sein de la compagnie pétrolière nationale Petrobras qui éclabousse le ...

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