Brésil-Dilma Rousseff s'engage à augmenter les dépenses sociales

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    SAO PAULO, 2 mai (Reuters) - Dilma Rousseff, la présidente 
brésilienne sous la menace d'une destitution, s'est engagée 
dimanche à augmenter les dépenses sociales, ajoutant que ses 
opposants tailleraient dans ces prestations si jamais elle était 
mise à l'écart. 
    S'exprimant à l'occasion d'un défilé du 1er mai à Sao Paulo, 
coeur industriel du pays, elle a déclaré que son éventuelle 
destitution ouvrirait la porte à un démantèlement d'une 
législation du travail qui protège des millions de salariés au 
sein de la première économie latino-américaine. 
    Le 18 avril, la Chambre des députés au Brésil a voté en 
faveur de la destitution de Dilma Rousseff, accusée d'avoir 
maquillé les comptes publics pour favoriser sa réelection en 
2014.  ID:nL5N17L037  
    Si une majorité des 81 membres du Sénat vote, comme c'est 
attendu, dans le même sens que la Chambre des députés, la 
présidente brésilienne pourrait être suspendue de ses fonctions 
dès le 11 mai, le pouvoir exécutif revenant alors à son 
vice-président Michel Temer. 
    Alors que nombre de ses conseillers prennent acte du fait 
qu'une destitution de la présidente brésilienne est probable, 
Dilma Rousseff s'est lancée dans une série d'annonces 
susceptibles d'être bien reçues par sa base électorale du Parti 
des travailleurs. 
    Dimanche, elle a ainsi annoncé une hausse moyenne de 9% du 
Bolsa Family, un programme destiné à lutter contre la pauvreté, 
et s'est engagée à construire de nouveaux logements sociaux. 
    "On dit que ce gouvernement est fini. On essaie de nous 
paralyser, mais le gouvernement fait sa part de travail", a 
déclaré Dilma Rousseff, tout en réaffirmant que la procédure de 
destitution dont elle a fait l'objet ne repose sur aucun 
fondement juridique. 
    Au pouvoir depuis 2010, réélue quatre ans plus tard, la 
première femme à diriger le plus grand pays d'Amérique latine 
dément avoir commis des actes justifiant sa destitution et 
présente la procédure visant à la chasser du pouvoir comme un 
"coup d'Etat" et "la plus grosse fraude juridique et politique" 
de l'histoire du Brésil. 
     
    Voir aussi :  
    * ENCADRE-Les prochaines étapes de la procédure de 
destitution au Brésil  ID:nL5N17F065  
 
 (Guillermo Parra-Bernal et Lisandra Paraguassu, Benoît Van 
Overstraeten pour le service français) 
 
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