Brésil : dans la tourmente, l'ex-président Lula rejoint le gouvernement Rousseff

le , mis à jour à 00:46
0
Brésil : dans la tourmente, l'ex-président Lula rejoint le gouvernement Rousseff
Brésil : dans la tourmente, l'ex-président Lula rejoint le gouvernement Rousseff

Empêtré dans le scandale de corruption Petrobras, l'ancien président brésilien Lula fait son retour dans un rôle de premier plan. Il a été nommé mercredi chef de cabinet du gouvernement de son héritière politique Dilma Rousseff. Il s'agit du poste le plus élevé du gouvernement, à cheval entre des fonctions de chef de cabinet et de Premier ministre. Avant de lui succéder à la présidence en 2010, Dilma Rousseff avait elle-même été chef de cabinet de Lula lorsqu'il était président.

En assumant le poste de «ministre d'Etat, chef de la Maison civile» à partir de mardi, Lula échappe à la menace d'un placement en détention par le juge chargé de l'enquête sur l'énorme scandale de corruption autour du géant pétrolier étatique Petrobras, qui le soupçonne de corruption et blanchiment d'argent. Les ministres ne peuvent répondre pénalement de leur actes que devant le Tribunal suprême fédéral (STF), chargé du volet politique de l'affaire.

Effectué ce mercredi matin par la police judiciaire, l'enregistrement d'une conversation entre Dilma Rousseff et Lula est venu accréditer la thèse selon laquelle Lula a été nommé pour le protéger contre un éventuel placement en détention. Dans cet enregistrement, la présidente appelle son prédécesseur sur son téléphone sur écoutes pour lui dire qu'elle va lui faire parvenir son «décret officiel» de nomination afin qu'il puisse «s'en servir en cas de nécessité». L'enregistrement a été rendu public par le juge fédéral Sergio Moro, en charge du dossier Petrobras.

Lula, sauveur de Dilma Rousseff ?

Lula aura pour principale mission de tenter d'éloigner la menace de destitution qui pèse chaque jour plus lourdement sur Dilma Rousseff, dont la coalition parlementaire est au bord de l'implosion. Il aurait posé comme condition à la présidente de pouvoir articuler une réorientation de la politique économique du gouvernement, alors que le Brésil est confronté à une ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant