Breivik, le revers de la médaille norvégienne 

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Le tueur d'Oslo apparaît comme le symbole du malaise identitaire qui a gagné insidieusement le pays.

Près d'une semaine après le massacre d'Utoeya, la Norvège n'en finit pas de s'interroger sur l'énigme Anders Breivik. Comment cette démocratie exemplaire qui a inventé le prix Nobel de la paix a-t-elle pu enfanter un tel monstre ? Car Breivik n'est pas un Martien. Déséquilibré ? Fanatique ? Sans doute. Sauf que ce carnage, minutieusement conçu et planifié pendant neuf ans, ne saurait se résumer à un acte de démence.

Les racines de la haine sont multiples. Elles plongent dans une idéologie que le jeune homme a bricolée seul face à un écran d'ordinateur, dans la rhétorique guerrière de milieux ultraconservateurs en «croisade» contre une supposée islamisation rampante de l'Europe, mais aussi peut-être dans l'inconscient collectif d'une société norvégienne perçue jusqu'ici comme aux antipodes de ce tueur froid et déterminé. «La Norvège passe pour un modèle de société tolérante et consensuelle , explique André Grjébine, directeur de recher

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